Page 116 - Il Mediterraneo quale elemento del Potere Marittimo - Atti 16-18 settembre 1996
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                De l'autre cote, le roi de Hongrie Zsigmund (1387-1437) croyait que la meil-
           leure façon pour pouvoir arreter les Tures d'avancer dans les Balkans était de réu-
           nir  tous  les  pays  européens  et l'allié  le  plus  convenable;  c'était Venise.  Car  les
           V énitiens pouvaient tenir l es Dardanelles, séparer en deux les forces ottomanes et
           empecher les forces turques de passer d'una cote àl'autre. Car ils avaient une force
           maritime considérable.  Ainsi  les  pourparlers entre la  Hongrie et Venise avaient
           commencé en 1388. Mais ils n'ont pas pu arriverà une conclusion et les pourpar-
           lers se sont interrompus <7>.  En réalité, les  Vénitiens ne voulaient pas entrer dans
            une alliance contee les·Turcs à cette date-là. Car ce n'était pas utile à leurs intérecs
            en  Méditerranée.
                Ce qui était importane pour Venise, c'était de sauvegarder ses  intérets et de
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           faire conclnuer son privilège et sa supériorité dans la région <>.  C'est pourquoi l'ex-
            pension de l'Empire Ottoman en Anatolie ou en Thrace ou bien l'anéantissement
           cles petits Etats ou cles  principautés anciennes de la région par les Ottomans, n'é-
            taient pas très  importants  pour les  Vénitiens.
                Pendant le règne du Sultan Bayazit te, les Ottomans ont vaincu les. principau-
            tés d' Ayd1n et de Mente~e et les flottes de celles-ci sont restées aux Ottomans. Ainsi
           la flotte ottomane qui s'est renforcée a commencé à fai re d es opérations en Médi-
            terranée.  Les  opérations  étaient sur les  cotes  orientales  de  la  Grèce,  sur les  iles
            Eubée et Chio. Les V énitiens étaient un peu inquiets car ils perdaient un par un les
            territoires qu 'ils possédaient e n Méditerranée. Cela montrait clairement que la flotte
            ottomane était devenue une force  considérable qui pourrait combattre avec celle
            de Venise.  Par conséquent, les  Vénitiens  ont commencé à  participer à  toutes les
            alliances réalisées contre les Ottomans à partir de la dernière moitié du 15e siècle. lls
            ont parti ci pé non seulement aux alliances réalisées par l es Etats Chrétiens, mais aussi
            aux alliances réalisées par les principautés turques contee les Ottomans. Par exem-
            ple, la République de Venise a collaboré avec la dynastie Karamanide qui était une
           grande rivale cles Ottomans et avec la dynastie Akkoyunlu qui ét:ait une autre rivale.
                Les relations hostiles cles Ottomans contee les V énitiens ont commencé à par-
            tir de la dernière moitié du  l se  siècle et ont fortement continué jusqu'à la  fin  du
            I6e  siècle.  Au  début du  lSe siècle,  les  Vénitiens  ont permis aux Arméniens  qui
            voulaient émigrer de la République du Pont de la mer Noi re et cles villes d' Anato-
            lie, de s'installer en Crète età Eubée et onc décidé de tr~iter ces Arméniens comme
            cles citoyens de Venise <9>.  Par exemple, le  lO février  1414, le sénat vénitien a per-
            mis  aux 800 familles  s'enfuyant d' Anatolie  de  s'installer  en  Crète (IO>.
                Après la conquete d'Istanbul, les Ottomans ont vaincu beaucoup de pays comme
            l'Albani e, la Bosnie, la Morée, la dynastie Karaménide. Et cette nouvelle situation
            a créé quelques· ennemis aux Ottomans à l' ouest ainsi qu 'à l'est. Le plus importane
            de ceux qui se crouvaient à l'est, était la dynastie Akkoyunlu. Et ceux qui se trou-
            vaient à l'ouest étaient la République de Venise, le Royaume de Naples et le Royau-
            me de Hongrie. Mais il faut dire que la République de Venise n'avait pas adopté
            une attitude hostile contee les  Ottomans jusqu'à la  conquete d'Istanbul bien que
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