Page 115 - Il Mediterraneo quale elemento del Potere Marittimo - Atti 16-18 settembre 1996
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LES RELATIONS OTTOMANO-VÉNITIENNES DANS LA MÉDITERRANÉE 101
Au 14e siècle, la République de Venise s·est emparée de l'ile de Chypre et a
obtenu quelques ports importants sur les cotes albanaises. Les principaux ports
et quais de la République en Méditerranée étaient les suivants: les ports et les quais
cles cotes de l'Albanie, de l'Epire et dé la Morée, les iles de Corfou, Paxos, Zante,
Céphalonie et les iles Eubée, Crète et Chypre.
Les importants entrepots de commerce des V énitiens se trouvaient sur les co-
ces d, Alexandrette et de Syrie en plus de ceux qui se trouvaient dans les ports et
iles cités ci-dessus et à Istanbul.
Les V énitiens et les Ottomans
Les relations cles Vénitiens avec les Ottomans écaient inférieures à celles des
Génois. Parce que les terres que les.Vénitiens possédaient étaient bien dispersées
géographiquement et qu'ils n'avaient pas de villes sur les cotes de l'Asie mineure.
c· est la raison pour laquelle l es V énitiens ont essayé de lier cles relations étroites
avec les principautés de l'Anatolie ouest afin d'assurer le commerce Europe-Asie
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réalisé sur l'Anatolie < >. En outre, les iles camme Na os et Eubée qui étaient sous
la dépendance des Vénitiens, avaient accepté de payer cles tributs aux Ottomans (3).
Mais malgré ces événements, les V énitiens étaient indifférents aux Otto ma ns. L' em-
pereur byzantin Kantakuzenos, qui suivait de près les deux partis et qui avait cles
relations à la fois avec les Vénitiens et avec les Ottomans, disait que les Vénitiens
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n'avaient aucune connaissance concernant les Ottomans jusqu'en 1352 < >.
Les relations vénéto-ottomanes qui débutent en 1385 parla campagne de l'Al-
banie cles Tures se so n t développes suivant le temps. Les V énitiens ont essayé de
concilier afin de ne pas avoir de dangers pour leur commerce et les Ottomans ont
adopté une politique pacifique à partir du Sultan MuratI (1325-1389). Mais nous
voyons les Vénitiens profiter cles occasions pour créer une alliance avec Byzance
contee les Ottomans. Par exemple, en 1361, le Doge de Venise Laurent çelsi a pro-
posé une alliance à l'Empereur Yuannis de Byzance contee le Sultan MuratI <5>.
Mais cette tentative est restée sans résultat. Les Ottomans continuaient de suivre
une politique pacifique. Le 15 juillet 1373, le roi de Hongrie avait voulu une par-
tie du territoire vénitien qui se trouvait e n Dalmati e. Les V énitiens ont demandé
de l' aide aux Ottomans et les Ottomans ont tout de suite envoyé 5000 soldats (aktnct)
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aux Vénitièns < >. De temps en temps, la flotte vénitienne commandée par l'Ami-
ral Pietro Zeno attaquait les navires ottomans en Méditerranée au début du règne
du Sultan Bayazit. ·
Mais malgré tout ça, les Ottomans suivaient toujours une politique de paix.
Car les Ottomans n'avaient pas encore une flotte assez forte en Méditerranée. Tan-
dis que les Vénitiens en avaient une. Ils pouvaient fermer les Dardanelles entre
la Thrace et l' Anatolie et ainsi ils pouvaient empecher le transport d'une cote à
l'autre. Et il y avait une autre possibilité qui rendait les Ottomans plus inquiets:
les Vénitiens pouvaient s'allier avec le Pape, avec les Génois et avec les autres la-
tins de la Méditerranée.

