Page 228 - 1992 - XVIII Congresso Internazionale di Storia Militare
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              En  fair. idcnrilìunr bicn le parti qu'il pcur rircr d<!  la sicuarion, mais contraine
          à  la prudence,  le  chef de la  diplom;uie française ago c en  sous-main encourageanr
          les  insurgès cr  recht:rchnm ruus  les  élémcnts susceptibles d'ét.1yer  sa  position.
              Pour connaitre lt: poi m dc vue Jes Anghtis er mit'ux cerncr les revendicarhlns
          d es colons uméricuins. dcs .~gcnts en " mission d'informarion" '~' som envoyés sur
          piace. Finalemenr, duranr les premiers mois de 1776, Vergennes acquien la cerri-
          rude que la  France doir sourenir la  cause des "insurgems".  l a pene du porcmiel
          économique dcs rreizecolonies américnines devam érre. selon lui, néfasre voire famlc
          à  la  suprémarie  de  Londrt's.
              Vergellnes mise don c sur le développemenr de la révolre américaine erse lnnce
          dans des opérnrions secreres cnr le roi a personnellemenr onrerdir roure acrion ouvene
          ram que In  France  n'a  pns d'allié nerremenc dédnré.
              La  diplom;HÌC française.  malgré ses cfforts. ne parvicm pas à convaincre Ics
          Espagnols que les  Angl:tis onr roujours des  visées sur lt-urs  possessions J'Arnéri-
          que.  M.1drid  r<:sre  d.tns  l'expecrarive  er  n'offre qu'une parriciparion  tìnancii:re.
              E n attendane. Verg<:nnes ne peuc que s'employer Ìl  nuire aux imùèrs anglais •f·•.
          majs à Paris. après !<1  décl.trurion J'indcipenJancc Ju 4  juillet 1776, l'opinion publi-
          que ec In siruacion poliriqut· nnr évolué de celle sorre que le sourien ouverc cr direcr
          est devcnu possiblc. Cepcndam, Vergennes,  pour évirer l'isolemenr de la  Fr<1nce.
          recherche  roujours er eneo re l.a  coopérao:.ion  de l'Espagne.
              A Madrid, où l'on sait le prix que Paris arr;1che à cene collaboracion. le gou-
          vernemenc de Charles 111  n'est pas pressé de conclure.  La  vieille  puissanc.e colo-
          niale espagnolc ne parvienr pas, malgré sa voloncé dc récupérer Minorque. Gibralmr
          er son espoir de dominer la  navigarìon sur le Mississipi P•, à souhaiter la  vieto in•
          de colòns insurgés.  D'ailleurs. elle a  peur-érre plus à craindre sur le concinenr amé-
          ricain de lu  rivaliré de ce nnuvel Erur que de I'Anglererrc ram qu'ellt peut exploiter
          son  anragonisme avcc  lu  France.
          Le  passa~c de  l'acri o n  sccrèce à  l'inrervenrion directe
              La  rcddition. le  L 7 onobre 1777. du géntral Burgoyne à Saracoga rcprésenre
          le succès qui  lève  les  récicences  de Louis XVI  er le décide à agir au grand  jour.
          Le  rraicé de Paris, conclu le 6  févricr  1778, ne manque pas dc surprendre. Arrhur
          Lee, Si las Dea ne er Benjamin  Franklin. ceprésenranrs des "Ecars-Unis de l' Améri-
          que  du  Nord",  reconnus  par aucune  puissance :tu  monde.  om signé un  traité
          d'~lliance nvcc Conrad GérurJ de Rayneval '~'.  représencam la  monarchoe françaisc.
              Choqucc:  par ce  trairé.  I'An~lererre rompe rous  ses  liens avec la  France dès
          le  16 mars '~'. Quanr aux réticentes espagnt>les. dies ne seronr levées que  plus d 'un
          an  plu.s  card.  lors de  la  condusion de la  convenrion d'Aranjuez le  12  ,1\'ril  1779.
          après d'iipres négociacions.
              La France qui e.nrre muincenanc dans le conllic colonia! inrc:rne de l' Anglecerre
          de façon  ouverre ne prend pas pour nuranr la guerre à son compre. Pour le com-
          mandemcnc milita ire. il  s'agir d'une vérirable  reconversion.  Le comre de Rocham-
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