Page 231 - 1992 - XVIII Congresso Internazionale di Storia Militare
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V. PAJITIOPATION fJIJ\.'IiCAI5f A V. GUF.RIIf O'lND&PENDANCE AMI!JIICAlNll 197
(3) La politique impérialiste de George 111, avec le maincien sur piace d'une armée perq~o·
nenre de plus dc 10000 hommes, coure cher et la fìscalité que Londres prétcnd ìmposer appa·
rait comme imolécable. Les ca.xes du "Sm.mp ac[' ec le "Sugu ocr" proposées par Grenville
au parlemcnr de Londr~ pour renfloue.r le budget du ministère des colonics apparaissenc camme
des préremions ìntolt!rables pour les colons des rreize colonies car les représencnnrs ne siègonr
pas daru ce parlcmem.
Après rincidenr de la "Bosron rea party" de 1773. au moment où l'armée anglaise s'éver·
rue à annihller Ics milices américaincs, lc "Congcès conrincmal" adopce le 4 juillec 17761tt décla·
ration d'indépendancc.
(4) Agi: de soixanre·rreize ans, Maurepas dérienc, avec le cirre de miniscre d'Er.ar, la direc·
rioo des affaires. Homme d'une autre époque, iJ a le goùr des incrigucs de cour er des cabales.
(5) En mai l 77), on reuouve ò. londres Pierre Augusti o Caron de Beaumarchais• puis
Achard de BonvouJoir s'ernbarque toujours de Londrcs pour Philadelphie, le 8 seprembrc 177~.
cn se fajsant passer pour un négodant holl:lndais.
• L'auceur dramJltique qui signe cene année-13 "le Barbier de SéviUe" érait également ueu-
renam <!es chasses du roi et a.va.ìr été inrroduit dans le monde des affaire.s par le grand financ:ier
de loui• XV, Paris·Duverney.
(6) Le 10 juin l 776, Vergennes verse aiosi à Beaumarchais un million de livres pour com·
manditer une opi:racion de s«ours sccr~te. Pour camouller cene affaire, Beaumarcbais crée,
en relatioo avec le représenmnr officieux du Congrès américain Sìlas Dea ne, la sociéré d'import·
exporc "Rodrigue Hortalez. et Cie". L'emreprise s'avère prospère car Beaumarchais a négocié
avec les Amécicairu le rcmboursement en marcbandise des armes fou.rnies.
Ce uafic occulte est difficile ò quamifier mais On salt que dès l'éré 1777. sepr navires ont
&é affrétis et qu'enrre 1776 er 1778, environ 2500 canons de divers calibres er 29000 fusils
onc transité par Osrende, Dunkerque, puis Nantes. Cerres, Bcaumarcbais a vai t convaincu Ver·
gennes et le roi que ce commerce pouvait permettre au~ Anances du royaume de se redresser
mais des rivalités intéressées amenèrent !es insurgés à s'inrerroger sur les vérirables objecrifs
des promoreurs de certe encreprise et envoietlt en France Archur Lee quescionner la cour de
Versùlles.
(7) Donr elle dériem les bouch~s depu·is l763.
(8) llS«ll le premier diplomate à ètre accrédité en Amérique.
(9) Quelques escarmoucbes oavales onr li eu au large de Brcsr tandis que le gouvernemenr
funçais f.tic rassembler une !:lotte de guerce à Touloo. Une escadre, composée de douze vais·
seaux de tigne et de quaue frégaces. commaodée par le corme d'Esraing. appareiUe le 13 avei l.
La destination est tenue secrète et ce n'esr que qua od il est très lacgemenr avaocé dans l'Atlanti·
que, le 20 mai, que l'amiral brise Ics scellés placés sur Ics ordres. A partir de cer inscant, la
flotte est aurorisée à caprurer rour navire baaanr pavillon aoglais.
(10) u Fayene. qui uvait un cemps eovisagé de prendre le commandemeorde l'expédìtioo,
déçu, insiste pour reroucnec porter la nouvelle à Washing<on et reprendre le commandemenc
de uoupes amécicaines.
(l l) Le mioisrre de la Marine autorise Rocbambeau à constiruer un corps à quatte divi-
sions comprenant 8000 bommes mais quand finalemenr 7600 soldats sonr rassemblés à Brest,
eo avtil 1780, le com mondane e n chef de l'expédìtion découvre qu'ìl n'y a pas asscz de baceaux
pour :usurer le uansporc de la rroupe, des chevaux et des ''bagages", la logistique selon la ter·
minologie modune_

