Page 229 - 1992 - XVIII Congresso Internazionale di Storia Militare
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be:tu 11111 qui Jev:tit depuis longremps prendre la téte d'une armte d'invasion dc
r Angleterrl' préparc, malgré son déso~ppoimcmenr. une force cenescre 111 1 ,tu pro·
lì t du théàrre amtricain. l 'affaire est vuimcm nou,•eUe. Un corps expfiJ,rionn:mt-
issu d'une viti Ile armér curopéenne do i t traverscr r Arlamique pòur agir e n coopé·
ration érroite avcc les forci:S :tméric:~tni:S er \Xf:~shington. c'tsc·à-dire dt·s insurgés.
Cene imervemioo fmnçaise. en :tpponanr une aide en moyens martrit:ls et un com·
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pltmenr en soldats ~'. se situe donc bien au mveau politiqut:.
Avec In pnrdciparion dirccrc de la France puis de I"Espagne, la crise prend
une ampleur considér:tble. le contlir s'ét:end b1en au dtlà des treize colouies. Les
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violenccs excrcécs par !es Espagnols " conrre di:S navires russes chargés de cér6llt-s
circulanr Jans l' Atlamique Nord amènem. le principe de b. li be né Jes mcrs étanr
en cause''"'. la rsarinc Carherine Il à réagir 11 ''·
l e cooOit dès lors a une tendance à la "mondialisanon": or. sur le tbéatre
d'opérarions cominenral américain, le corps expéditionnaire français est a u dépa rr
inopcirant 1 "''. Vcrgenncs comprend bit:n quc l'issue de la guerre dépend ava n t cour
de la supériorité na\'~le capnblc: p.lr l.t maitrise Jes coces. soit ue débnrquer des
troupc:s. soit d'imcrdire ccue capaciré et tn conséquence. accordc à Rochambeau
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!es rcnforrs dcmnnd~s "'·
Si le siègc dc Yorkrc>wn dcbure prariquement le 30 septembrt·, l'escadre fran·
çaisc bloque lo baie Je Chesapcakc. l1: fcu n'csc ouvcn que le 9 octobr~:. Or dix
jours plus tard sculcment, lt 19 ocmbrt: 17RI. la piace capitule "~'.
A l'occasion de la cér~monie. la musique des "aincus joue : "The world tur-
ned upsidc down": "Le mondr est sans dessus dcssous".
A Yorkmwn. la vieto ire militaire est acquise mais la paix n'esr cc:penc.lanc pas
proche.
l es conditions de paix. la cunform ité des buts de guerre
L'affronremem franco-anglais dépasse la simple ri,·aliré coloniale pour laquellc
la France n'a J'aillcurs. à ccm: époquc. quc peu de goùr. Vergcnnes cmploic l'aetion
miliraire comme un m•)ycn de pression au seo' Ìce de la polìcique mais il , ... hu:n
au-delà de la défìnirion de la guerre au X VIlle sitcle que donner:t plus r.~rd Clau·
sewirz: "une diplomatie un peu plus tcndue. une façon un pcu plus exigcanrl· c.lt·
négocicr. où Ics b:uailles et Ics sièges scr\'aicm de nott-s diplomatiques".
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Vergennes ne veut n1 négocier ni récupérer l'empire colonial ?•. Il désire abac·
tre la puissance économique er commc:rciale anglaise. Ce n'esc dane pas une simple
rcvanche de la Fmncc conm: lt rrairé de 1763 qui la dcipouilla dc la quasi·tOtaliaé
de ses possessions d' Amériquc e1 dcs lndes.
Paris."prolimm d'une Jj(fìculré de l"aJversaire. compte dans certe a((aire l'aff:H-
blir politiquemem C:t lui fnisant perJ re de son influence économique mondiale.
rejxend rc p.tr ,·niE' de cons~quence une parr du prestige perdu.
l a diplom:uie dc Vcr~cnncs ~ non seulemem pwfìté de la siruution Jéli(;\Cl'
au scin du sysr(·me colonial nn~o:lnis m.1is :\Ussi Je ltt conjunnure inrern::ttionalc.

