Page 151 - Lanzarotto Malocello de Italia a Canarias
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APÉNDICEII
nteriormente siempre se ha citado el estudio de un gran referente, el
historiador de la marina francesa, el profesor Char1es De La Roncière,
~impreso en el Cairo, Egipto, en 1925, con el titulo de "Découverte de
l'Afrique au moyen age. Cartographes et explorateurs -tome deuxième: Le
Périple du continent", una obra dedicada a Su Majestad el Rey de Egipto
Fuad I.
Dada la importancia de dicha obra, nos parece oportuno reproducir in-
tegramente el parrafo II (paginas 3 y 4) en las que se resume todo lo dicho
hasta ahora:
ViLE DE LANCELOT MALOISEL (1312)
"Fut-ce un hasard, le naufrage de matelots de Cherbourg qui donnèrent
avis de MIe où ils avaient touché terre, fut-ce conséquence de l>expédition
des Vivaldi et des recherches entreprise pour les retrouver, un Génois du
nom Lanzaroto Malocello, le premier, pIanta le pavillon de sa patrie sur
les lles Fortunées. Les Malocello avaient depuis longtemps des attaches
à Ceuta, où l>un deux, dès 1235, avait assez d>autorité pour réunir à bord
des douze navies qu>il commandait, tout les Génois de la ville et pour
exiger du sultan la réparation de déprédation commises. Plusieurs Malocello
prirent du service en France à partir de 1338 comme capitaines de galères et
francisèrent leur non en Maloisel, de meme que Lanzaroto dans nos textes
devint Lancelot.
Selon une généalogie des Maloisel de Normandie dressée un siècle tard,
Lancelot aurait abordé en 1312 dans une zIe que les indigènes, le Guaches
appelaient Titeroygatra. Il y construisit un chateau qu 'un autre conquérant
retrouva en 1402: et il y vécut vingt ans jusqu'à un soulèvement des indi-
gènes qui, avec l'aide de leurs voisins, les chassèrent d'une zie désormais
marquée, comme signe indélébile d'une prise de possession, de son nom et
du blason de Genes.
Autant que les actes notariées, dont l'un signale la présence à Genes, le
r avril1330, d'un Lancerotto Marocello, la cartographie vient à l'appui
de l'assertion des Maloisel normands. Le planisphère d'Angelino Dalorto
ne porte en 1325 aucune trace des Canaries, alors que celui D'Angelino
Dulcert, réplique du précédent, contient en 1339 l'insula de Lanzarotus
Marocellus et la Forte Ventura. Dosant également la légende et histoire.
Dulcert n' oublie point non plus les insulle Sancti Brandani sive puellarum,
que reproduit un planisphère de la meme époque, en accolant à l'insula
de Lanzarot et à la Forteventura une autre fle, celle des Loups marins, li
Vesci marini."

