Page 287 - 1992 - XVIII Congresso Internazionale di Storia Militare
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1\VlATEURS CANIIDIE~S EN  ll'ALIE                       253

          A  13 heures,  neuf Camd de la  45<  EscadrilJe, transponant chacun quarre bom-
       bes de neuf kg, fondirent sur Ics  rroupes enncmies qui cherchaieoc à franchir le
       fleuve dans le secteur du Montello; à 16 heurcs, trenre-rrois Camel de roures les esca-
       drillcs, accompagnés des B,-iJtol et des  RE-8, attaquaiem sans arrer !es bateaux de
       rran.sporc des  rroupes, !es  ponrs et les  ponrons.  Ceux-ci,  rompam  leurs n.marres,
       vinreor encombrer le  fleuve à la haureur  de l'ile Papadopoli, au sud du Montello.
       Malgré le succès limiré des aurrichiens qui avaicnt réussi à érablir u ne cere de poor
       précaire sur la rive sud du Piave, le ·Comando Supremo .. , enchanté de la vaillan.ce
       avec  laquelle ses rroupcs s'éraienr défendues, louangea  particulièremem les avia·
       reurs de  la  R.A.F.  qui  avaiem sauvé la  sicuation <~o>.
          Le lendemain, presque rous les pilOLes dcs Camel et d'une section de RE-8 reçu-
       rcnt l'ordre de bombarder les ponrons remis en piace pcndant la nuit et dc harcc:ler
       l'enne.mi dans ses tenr:atives dc franchir  le  Piave. Malgrt la pluie et le plafond de
       75 mèrrcs, !es pilotes acraquèrent c:n  ligne par vagues, larganr chacun des bombes
       de 9 kg er mirraillam  cour ce qui bougeait. Williams, qui effecrua quatre parrouil-
       les depuis l'aube jusqu'au crépuscule, raconre que ses équipiers er lui volaiem si
       bas "que le souffie de nos bombes soultvait nos appareils". Le  17, la  pluie, s"incen-
       sifìanr au poi ne d'interdire rour décollage, cransformn le Piave c n un vé.ricable "cor·
       rene dévasraceur" qui 3chcva l'ccuvre de desrruction amorcée par Ics pilotes et !es
       forces  rerrestres <~Il,
          Les  pilotes continuèrent leu"rs  pacrouilles  offensives  pendacu une dizaine de
       jours. A nouvcau, Ics Canadiens se disdnguèrcnt: 'Barker et C.M. McEwen abatti·
       rcnt chacun cinq nvions ennemis, Hallonquist et Birks chacun deux, Williams, Scan·
      ger el Coopcr chacun un. Ces vicroircs, ccpcndant, coucèrenc la vie à deux pilores
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       canadiens alors qu'un croisième fur fait prisonnier de guerre<4 >.  En sus, cous  les
       aviateurs de la  R.A.F.  f'Urcnt  profondémenr affeccés  par la perre du  major Fran·
       cesco .Baracca,  abarru le  19 juin, qui compcaic alors crente-quacre viaohes à son
       crédir -  le nornbte le plus élevé de l'aviation  irnlienne <43>.  En  guise de consola-
       rion, la R.A.F. avaic obcenu en avril,  mai ec juin 1918,  165  viccoires rour en subis-
       sa ne  la .Pene  de  creizc  avions <•14>.


       'Ba.rker  commandc  la  139• Escadrille; opérarions  de  juillcc-aout
          Le 3 juiller,  une nouvelle cscadrillc.  la  139•, fut crééc  par l'adjoncrion d'une
       deuxième secci()n de Briml à celle qui exiscait déjà. Neuf Canadiens faisaienc partie
       de l'équipage naviga ne de douze pilores et douze observateurs. Neufjours plus card.
       Bnrker fuc promu major et nommé commandam de cene escadriUe spéciaJe, à cause
       de son expérience er de son efficaciré.  On lui  permit meme de garder son Camtl,
       le  n.  6313,  qui lai a vaie  rendu  tanr de services (4))_
          Enrrercmps, le calme éranc revenu dans le secceur d'Asiago,  Ics  chasseurs de
       la  R. A. F. collaborèrem étroitemenc avec l'aviacion iralicnne près de l'cmbouchurc
       du Piave où la Troisième Armée italienne vena i c de ùéclenchcr une conrre-ofTensive,
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