Page 333 - 1992 - XVIII Congresso Internazionale di Storia Militare
P. 333

MARlNE FRANçAJSE ET  INFLUENCE AMERICAINE,
          AU  L.ENDEMAIN DE  LA SECONDE GUERRE MONDIALE


                                                    PH!LIPPE MASSON


          En  1945, à la suìte cles perres de guerre et du sabordage de Toulon, la Macine
       franc;aìse ne compre plus que 400000 connes au lìeu de 700000 en 1939. L'ensem-
       ble esr disparate er, à l'exceprion cles batimenrs modernisés aux Etacs-Unis en 1943,
       la  flotte est composée d'unicés andennes, qu'il faudra  rapidemem remplacer. Les
       déficiences de l'aéronavale sont criames et la Marine ne dispose que d'un seui porce-
       avions d'escorce,  le  Dixmude.
          A vane meme la  fin du conflit, l'Ecar-major général ec le Conseil Supérieur de
       la Marine multiplienc Ics érudes sur les forces nava.les de l'a venir. C'est sur le modèle
       américain, à  la  lumière  des  premiers enseignemencs de la guerre du Pacifique ec
       de la  baraille de I'Adantique que doir se dévdopper la  furure  marine.  Le  porte·
       avions e n consti eu era le noyau avec les Task-Porces pour 12 guerre d'escadre ·ec des
       groupes de soutien pour la prorection cles lignes de communications. Quarre Task-
       Forces er six groul'es de sourien  sonr ainsi  prévus.
          La réalisacion de ce programrne "a se heurcer cependant à d'énormes difficul-
       rés  financières ec  techniques, ainsi qu'à une force  opposidon de l'Armée de l'Air
       çonvaincue, en  parciculier, que l'aviation de bombardemeor srracégique docée de
       l'arme nucléaire peuc régler tous les cypes de conflir et faire disparairre les  forces
       de surface. C'est seuJement à partir des années 50, par le biais de l'Aide Muruelle,
       que la Marine. avec  la  mise en chanrier des porre-avions CUmmreau et Foch,  sera
       en  mesure de jecer !es bases de deux Task-Forces.


       Marine française et influence américaine au  lendemain
       de  la  Seconde Guerre mondiale.

          A la fin de la Seconde Guerre mondiale, la Marine française ne dispose plus
       que d'un ronnage de 400 000 ronnes au Jieu de 700000 en 1939.  100000 tonnes
       om été coulées au cours d'opérations diverses, 100000 om disparu pour cles cau·
       ses variées, 240000 tonnes onc écé perdues lors du sabordage de Toulon. L'ensem·
       ble est w sparare. Sue  le toral, figurenr 85 000 tonnes de barimenrs légers  pretées
       par les AJJìés dont une panie devra ècre resriruée. On compre encore 100000 con-
       nes de barimenrs anciens, largemenr  périmés, qu'il faudra progressivemenr désar-
       mer et remplacer. Les oavìres présentant une réelle valeur milita ire som consrirués
   328   329   330   331   332   333   334   335   336   337   338