Page 330 - 1992 - XVIII Congresso Internazionale di Storia Militare
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              Le généraJ Pershing qui rentair de rerarder l'engagement des uoités américai·
           nes a vane de posséder un outil puissam , se voit contrai m  d'accepcer un amalgame
           dc ses unirés dans des sccteurs français pour y celeve.r des divisions françaises.  Néces-
           siré  faisant loi, le  général Pershing accepte égalemeot, conrraircment à scs va:ux
           iniciaux, quc la  créarion  d'un  secteur américain soie reporcée.
               Ainsi, la  si[Uacion dramat:ique du  f.ronr occidenrnl permer, dnns une cenai ne
           mesurc, au gouvernement cr au hauc-commandement français d'imposcr à ses al.liés
           des mesures stratégiques et tllctiques qui corcespondem en fait au  primar miliraire
           de l'aimée française sur le froor occidenral. L' amalgame des divisions américaioes,
           la  priocité enfin obrenue  du uansporc des fanrassins américains au  dérrimenr des
           armes de soutieo er des s.ervices qui enrraioe une dépendaoce de fnic des divisioos
           américaines, limircnt l'autonomie décisionoelle du général Pcrshing et permetccnr
           aux réserves [ra.nçaists a insi dégagées gràce nux Améric:~ins, de devenir, corre les
           mains du  général f och,  J'insrrumem miliraire décisif dc I'Enwnce.
              L'achnrnemem d~: la baraille défcnsivc et le déclcnchcmenc des concre-arcaqu~
           alliées, provoqucnt une usure considérable de l'armée allemande alors que le poids
           de l'armée américnine sue le front ocddcntal devicnc de plus en plus considérable.
           Le corps expédirionnaire américain qui comprai t  284 000 hommes c n  mars 1918,
           aneint Ics l 000000, en juiller er en ocrobre 1918 il dépassc 1800000 soldacs don c
           1300000 combanancs U2l_  L'nrmée américaine <Jui  jus.qu'au  moìs d'aour ceste amal-
           gamée à  l'armée française, dcvienr autonome en septembrc  pour la  réduction du
           saillanr dc Sainc-Mihiel. Malg.ré le succès apparenr de cene an aque. les  lacunes des
           éracs-majors nméricains édau:m  au grand jour, quelqucs jours plus  card, lors  dc
           la grande offensive en Argonne. Les arrières de l'armée américainc connaisscnr dc
           cels cmboutcillages que, pour cercains gtinéraux frança.is commc le général Laffarguc::
           ''L'arrnquc américaine a été stoppie moins par l'avam, c'esr·à·dire l'enncmi, que par
           l"engorgemenr des ard èrc:s" <U>.  Aussirot, la  querclle de l'amalgamc ressurgit et fina·
           lemcnt, des unités françaiscs sont réincroduites au.x cotés du corps cxpédicionnaire
           pour panicìper à  la  prochaine offensive. Mais le commandement rtste amérìcain.
              Malgré les difficultés initiales, le général Pershing arrive au  terme d'un long
           chcmin, en oetobre 1918, à commander une armée américaine direetemem carta·
           chée au maréchal Foch dont les perspccdves d'une pan icipacion majeure pour les
           prochains mois à  l'offensive final.c correspondenr aux ambitions initialcs du prési·
           dcnr  Wi.lson.  Mais,  l'arméc allemande est déjà vaincue. Le  son de  la  guerre  est
           décidé et le haut-commandemenr allemand ne chcrche plus qu'une issue diplomati·
                                               l
                                               .
           quc à. cene tcrcible guerre. Les pertcs atlemandcs <e  1918 sonr effroyablcs fare au
           renforcement constanr des rorces de l'Entente, à la supériorité écr:~sanre dcs nrmées
           alliées en marériels moderoes, nommmenc en chars er cn aviacion. La florre aérieone
           française aligne près de 4400 appareils sur le fronc, avec une réserve de 3200 appa-
           rcils immédiatemcnr dispon ibles U4l, cc elle constirue  le  fer de l ance dc l'aéronau-
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