Page 327 - 1992 - XVIII Congresso Internazionale di Storia Militare
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des relacions ent:re les deux nations. Le présidenr Wilson l'affirme clairemenc au colone!
House, son conseillec miliraire: " L' Anglererre et la France n'onc pas les memes vues
que nous en ce qui concerne la paix. A la fin de la guerre, nous pourrons Ics amener
à nocre pòim de vue parc:e qu'alors eUes seront, enrre aurres choses, fìnancièremem
encrc: nos mains: mais nous ne pouvons pas maincenanc les c:ontraindre er roure ren·
tarivt> pour parler en leur nom ou pour rensemble de la coalicion créeraic cles désac·
cords qui apparaitraieoc inévicablemenc au public: et anéandraienc l'c(fer de cetre
dédaradon. Je m'co suis rrop bien aperc;u dans une conversarion avec Viviani ...
Nos véricables c:onditions de paix, celles sur lesquelles nous insisrerons sans douce,
ne sooc pour le momenc acceprables ni pour la France ni pour l'l calie" m.
La viccoire de I'Enrenre sera le crépuscule du milicarismc allemand d'inspira-
rion prussienne er non pas la défaire de l'AIIemagne en rane que narion. La diplo-
macie mondiale devra s'ordonner aucour d'une coalicion morale et diplomatigue
donc l'axe cenerai sera c:onstirué par les deux puissanc:es anglo-saxonnes. La France,
rrop affaiblie par la cerrible ponccion humaine de la guerre est considérée comme
ua pays en déclin, donc de peu d 'inréret pour le fume. Les buts de guerre français
et iraJiens apparaissent do ne aux yeu.x des diplomaces américains comme un obsta··
de à la pax americana.
Aussi, pour impo>er ce nouvel ordre du monde en concradicrion avec les alliés,
reposanr sur les quatorze points de Wilson, !es Améric:ains veulenc disposer d'une
armée indépendame, puissammenréquipée, sous commandemem nacioaal, et em:rainée
aux combars offensifs. La guerre de rranchées leur apparair comrne une forme déviame
de la guerre. L'armée américaine sera J'inscrumem de la vicroire finale, une armée
de l'"open warfare" . Les França.is et !es Briraoniques accordaienr une piace par rrop
dérisoire à J'instruction du fusil et de la baionoerre aux yeux du géaéral Pershing.
Les inscructions don.aées au chef du corps expédicionnaire américain sonr claires:
"Dans les opéracions milicaires concre le gouvernemem allemand, vos instrucrions
som de coopérer avec: les forces des aurres pays employées contee cer ennemi; mais
dans cerre coopéracion, il doir rescer sous·encendu que vous devez considérer gue
les forces cles Ecars-Unis sonr une parcie inrégranre, séparée et distinete des forces
combinées" <6J.
Les Français pensaienc initialemem que l'encrée en guerre cles Erars-Unis cor-
respondrait à une aide massive ec généreuse offerte à leur pays en verru cles sacrifi-
ces douloureux consencis par la France. l.a puissance ioduscrielle américaine, le
réservoir humain er financier de cer immense pays laissaiem augurer des perspecti-
ves brillances de coopération militaires er économiques. Pouccanc, l'ambassadeur
de FranceJean-JulesJusse.rand, en poste depuis i902, avaic parfairernem compris
que la polirique érrangère américaine érair dénuée de rouc senrimencalisme. Il écri-
vir à son gouve.rnemenr quelques conseils forc peninents: "Si nous souhaicons réel-
lemenr le concours améric:ain, nous devons évirer à la fois une froideur qui
décourageraic les bons vouloirs er !es manifesrarions excessives qui pourraient don-

