Page 327 - 1992 - XVIII Congresso Internazionale di Storia Militare
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1918, VICTOil.l! SOU$ INFI.IJENCE  t..\4ERI(;AINE        293

      des relacions ent:re les deux nations. Le présidenr Wilson l'affirme clairemenc au colone!
      House, son conseillec miliraire: " L' Anglererre et la  France n'onc pas les memes vues
      que nous en ce qui concerne la paix. A la fin de la guerre, nous pourrons Ics amener
      à nocre pòim de vue parc:e qu'alors eUes seront, enrre aurres choses,  fìnancièremem
      encrc: nos mains: mais nous ne pouvons pas maincenanc les c:ontraindre er roure ren·
      tarivt> pour parler en leur nom ou pour rensemble de la coalicion créeraic cles désac·
      cords qui apparaitraieoc  inévicablemenc au  public: et anéandraienc l'c(fer de cetre
      dédaradon. Je m'co suis  rrop bien aperc;u  dans une conversarion avec  Viviani  ...
      Nos véricables c:onditions de paix, celles sur lesquelles nous insisrerons sans douce,
      ne  sooc  pour le  momenc acceprables  ni  pour la  France  ni  pour l'l calie" m.
          La viccoire de I'Enrenre sera le crépuscule du milicarismc allemand d'inspira-
      rion prussienne er non pas la défaire de l'AIIemagne en rane que narion. La  diplo-
      macie  mondiale devra s'ordonner aucour d'une coalicion morale et diplomatigue
      donc l'axe cenerai sera c:onstirué par les deux puissanc:es anglo-saxonnes. La  France,
      rrop affaiblie par la cerrible ponccion humaine de la guerre est considérée comme
      ua pays en déclin, donc de peu d 'inréret pour le fume. Les buts de guerre français
      et iraJiens apparaissent do ne aux yeu.x des diplomaces américains comme un obsta··
      de à la pax americana.
          Aussi, pour impo>er ce nouvel ordre du monde en concradicrion avec les alliés,
      reposanr sur les quatorze points de Wilson, !es  Améric:ains veulenc disposer d'une
      armée indépendame, puissammenréquipée, sous commandemem nacioaal, et em:rainée
      aux combars offensifs. La guerre de rranchées leur apparair comrne une forme déviame
      de la guerre. L'armée américaine sera J'inscrumem de la  vicroire  finale, une armée
      de l'"open warfare" . Les França.is et !es Briraoniques accordaienr une piace par rrop
      dérisoire à J'instruction du fusil et de la baionoerre aux yeux  du géaéral Pershing.
          Les inscructions don.aées au chef du corps expédicionnaire américain sonr claires:
      "Dans les opéracions milicaires concre le gouvernemem allemand, vos instrucrions
      som de coopérer avec: les forces des aurres pays employées contee cer ennemi; mais
      dans cerre coopéracion, il doir rescer sous·encendu que vous devez considérer gue
      les forces cles Ecars-Unis sonr une parcie inrégranre, séparée et distinete des forces
      combinées" <6J.
          Les Français pensaienc initialemem que l'encrée en guerre cles  Erars-Unis cor-
      respondrait à une aide massive ec généreuse offerte à leur pays en verru cles sacrifi-
      ces  douloureux consencis  par  la  France. l.a puissance ioduscrielle américaine, le
      réservoir humain er financier de cer immense pays laissaiem augurer des perspecti-
      ves brillances de coopération militaires er économiques. Pouccanc, l'ambassadeur
      de FranceJean-JulesJusse.rand, en poste depuis i902, avaic parfairernem compris
      que la polirique érrangère américaine érair dénuée de rouc senrimencalisme. Il écri-
      vir à son gouve.rnemenr quelques conseils forc peninents: "Si nous souhaicons réel-
      lemenr  le  concours  améric:ain,  nous  devons  évirer  à  la  fois  une  froideur  qui
      décourageraic les bons vouloirs er !es manifesrarions excessives qui pourraient don-
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