Page 326 - 1992 - XVIII Congresso Internazionale di Storia Militare
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          lieu  de  12 er malgré ces suppressions, elle  n'a  roujours  pas  réussi  à  combler un
          défìcit  de 47 000 hommes.  Les divisions engagées  dans le secteur de Verdun ne
          sonc pas recomplécées. La crise est celle qu"il faur suppriroer crois  auues divisions
          d'infanterie er l'état·major du  3 7 C.A. Aussi  le général Pétain adresse·t·il un ca p·
          port au ministre de la guerre sur la crise des effec.tifs de l'armée française: ')insiste
          égalemem sur la quesrion de J"appel de la classe  19 19; si nous avons à livrer une
          bataille, la classe  1918 sera dépensée.  Il  n"esc pas possible que nous risquions de
           nous  crouver cet éré dépourvus de cerce  ressource  ... " (4)_
              Finalement, le comroandemenr fcançais prend des mesures cadicales pour remé·
          dier à la  crise des effecrifs  en  récup.érant des hommes parrour où. il  esc  possible
          de le fai re, norammeot dans l'indusrrie et da.os l'armée terciroriale. Des personnels
          non combacranrs des services som égalemem récupérés  pour complécer les  unirés
          de combat.
              Ainsi griìce à une gescion rigoureuse des effeccifs, l'umée française, à la veille
          de l'offensive allemande de mars 1918, a malgré cout surmomé la crise des effecùfs
          en supprimanc quelques divisions, en modWanr la srrucrure organique de ces der-
           nières er en privilégianc le front occidencal malgré l'envoi de six divisions françai·
          ses sur le front  italien  pour aider les alliés  rransalpins à  s.urmomer le désascre de
          Capo retto. l'in fanterie dispose mème d'une réserve de 234 000 hommes, compié·
          rée  par  4  régimencs et 35  bataillons de drailleurs coloniaux disponibles à  partir
          du  mois de mai. Mais !es prochaines bacailles entrainerom des perres que l'appel
          des  dasses  l918, er 1919 compenseronr diffìcilemem.
              Eo  mars  1918, le  génécal  Péraio dispose de 99 divisioos d'infanrerie  et de
          6 divisions de cavalerie, réparties en deux groupes d'armées. 59 divisions cl"infan·
          cerie sont en  ligne et 38 divisions d'infanterie et 6  de cavalerie sonr en  réserve.
          Le  front  français  esc désormais de 527  km.
              L'urivée massive des unités américaines et leur parcicipacion rapide à la bacaille
          som pour le commandemenr français !es seules solurions possibles pour surmoncer
          le danger que fait peser sur la viccoire de l'Entente le renforcemenr des arrnées alle·
          mandes sur le  front  occidenral.  Mais,  les  préoccupacions  taetiques françaises  ne
          coHespondent  pas aux  ambitiòns policiques cc  srratégiques américaines.
          Les ambitions  américaines et les illusions  françaises
              La  vision  américaine de la  paix- et cles  rapportS de force en Europe après la
           vicroire aUiée semble dénuée de rome senrimenraliré et de roure na"iveré et se carac·
           térise ·par un cynisme cerrain.  Le  présidenr Wilson er ses  principaux conseillers
           élaborent en effet leUTs plans militaires et diplomariques eo fon aio n du ròle majeUT
           que les Erats·U nis do i vene jouer au momenr décisif de l'offensive finale; ils veulenr
          .imposer leur conccpcion de la paix et sauvegardcr Jeurs incérecs en foncrion de l'épui·
           semenr d.e la France et de son armée er du recul  signifìcadf de la  puissanc.e brican·
           nique donr J'endettemenc vis-à-vis de l'Amédque conscirue une donnée  importante
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