Page 95 - 1992 - XVIII Congresso Internazionale di Storia Militare
P. 95

LA  MARJNE DE  GUERRE  PORTUGAISE
                      EN  AMERlQUE  AU XVI• SIECLE


                                     FERNANDO ALBERTO  GOMES PEDROSA



           Après la découverre de I'Amérique par Christ·ophe Colomb (1492) et du Bré-
       si1 par Alvares Cabrai (1500), les deux nations ibéciques avaient à leur disposidon
       un Nouveau Monde, donr ht  possession  érair légicimée par buUes  papales et par
       le Traité de TordesjUas (1494).
           Le Ponugal se rrouvair à l'avam-gardc dcs progrès dans l'art nautique, l'ardti-
       recrure navale, l'emploi de canons à bard des navires, la  cartographie, etc ... Pour
       cela, il srimulair la coUaboracion de spécialisres de plusieurs pays européeos, camme
       les  navigareurs  iraliens (Cadamosto, Usodimare, ere ... ),  les asuonomcs espagnols
       (Abraào  Zacur, )osé VizÙtho) et !es corsaires français (CouUon, dir "la terreur des
       me  es" et "père" de la marine de guerre française. er Yann Koaranlem ou Jean Bee-
       ton, dit "le  roi  de la  mer'').
           La caracrériscique la plus étonnante de l'empire mariti me porrugais, au milieu
       du XVT• siède, érair son exrreme dispersion. A l'ocddenr, la còre du Brésil, la còte
       de  I'Afrique  du  Nord  (Ceura,  Tanger,  Mazagào,  ere ... ),  la  core  occidentale  de
       I'Mriqu(\ enrre le Cap Verr et Luanda, er !es iles du Golfe de Guinée. A l'orieor,
       il érait implanré à rravers une chaine de forrs et de faccoreries qui s'érendait enrre
       Sofala  et Ormuz, sur la  rive occidentale de I'Océan  lndien, jusqu'aux iles  MoJu-
       ques età Macau, sur la core de I'Océan Pacifìque. Toures !es mers ér.aienr pénérrées
       par un couranr ininteuompu de navigateurs et guerriers, commerçants et colonisa-
       teurs,  missioonaires ec avenruriers.
           Cer immense empire érait coosidéré parrimoi.ne et affirmarion de souverai-
       neré royales. Le roi Jean ili a dir: ''Toures ces navigations de mes mers et terres ...
       sonc choses miennes et de la Coll.Conne de mes royaumes ... et personne ne doic s'y
       inrerposer''. C'est-à-dire qu' un  perir  pays, avec un peu  plus d'un million  d'habi-
       tants,  a  voulu  dominer la  moicié du  moode et défendre, sans rrève, le manopole
       du commecce et de la oavigadon.
           NarureUemenr, les aurres pu.issances maririmes européennes s'y sont opposé.
       Le  roi de France,  Fr.ançois l", a  répondc par la liberté des mers i.nsc.rire dans le
       dro i t roma in: "Le soleiJluit pour mai comme pour les aurres. Je voud.rais voir la
       dause du  cestament d'Adam  qui  m'exdut du  parrage  du monde".
           Ainsi, l'hiscoire maritime desXVT< et XVU• sièdes a éré dominée parla lune
       que les c.orsai.res français, anglais et hollandais onc déchainé sur !es Océans Arlanti·
   90   91   92   93   94   95   96   97   98   99   100