Page 139 - Le Operazioni Interforze e Multinazionali nella Storia Militare - ACTA Tomo II
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tous » . Soit « la sécurité de tous, assurée par tous ». Là où « la responsabilité de pro-
téger » assumée par plusieurs Etats (appréciation communautaire légitime) se substitue
au « droit d’ingérence » exercé par un Etat (appréciation subjective unilatérale) .
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En définitive, une alliance d’armées n’opère pas seulement des frappes militaires.
Les soldats peuvent y soutenir la paix, tout en réalisant des missions sociales pour les
populations civiles. Ces formes d’actions associées constituent les moyens modernes de
la « sécurité collective », conformément à la Charte de l’ONU. C’est dans ces condi-
tions que se forment, se prolongent ou disparaissent les coalitions militaires, entre la
guerre et l’humanitaire à travers le pont de la paix.
Sources bibliographiques et references
- Zorgbibe Charles, « Les alliances dans le système mondial », PUF, Paris, 1983
- Sur Serge, « La sécurité collective : une problématique », publication du Sénat fran-
çais sur les travaux du colloque au Sénat, Paris, 6 juin 2005 (Bibliothèque du Sénat).
- Parmentier Guillaume, « Les Etats-Unis et l’OTAN : de l’alliance à la coalition »,
Annuaire français de relations internationales, Bruylant, Bruxelles, 2005.
- Zorgbibe Charles, « Alliances et sécurité collective », colloque : l’OTAN dans le
système international de sécurité, Académie de la paix, Monaco, 13-15 mars 1997.
- Boutros Boutros-Ghali, « contribution à une théorie générale des alliances », A.
Padone, Paris, 1963.
- Alexandra de Hoop Sheffer, « Le multilatéralisme. Evolutions et tendances », La
Découverte, Paris, 2007.
- Divers ouvrages (classiques et récents) et plusieurs publications scientifiques por-
tant sur les alliances et les coalitions militaires, sur les interventions armées mul-
tinationales du XXe et début du XXe siècle ainsi que sur les guerres de coalitions
de l’après guerre froide. Parmi les auteurs : Raymond Cartier et Yves Durand (sur
l’histoire de la Deuxième Guerre mondiale)
- Divers documents universitaires et articles de revues spécialisées portant sur l’His-
toire militaire contemporaine.
58 Dans cette optique, la paix est vue comme bien plus qu’un simple état d’absence de guerre, mais comme
« une valeur à protéger et à promouvoir, voire comme un droit à assurer ». Que sa concrétisation se
fasse par opération humanitaire en mouvement solitaire ou par maintien de la paix en alliance militaire.
La première panse les blessures de batailles dans l’action et le second sauvegarde la réconciliation après les
batailles. Mais c’est aussi dans cette logique de paix que le Maroc adhère aux implications contemporaines
de la « sécurité collective » conformément à la légalité internationale. La participation du Maroc aux OMP
se réalise conformément à trois principes fondamentaux : les missions autorisées de l’ONU, le respect de
l’intégrité territoriale des Etats et leur souveraineté, et le consentement des pays concernés.
59 C’est en privilégiant le premier concept (appréciation communautaire légitime) que le Maroc favorise
« l’alliance pour la mise en œuvre, la stabilisation ou le maintien de la paix avec l’action humanitaire » par
rapport à la participation armée directe à une « coalition de frappe militaire ». La prévention de futurs conflits
armés par des OMP après des guerres achevées, vaudrait peut-être mieux que des interventions militaires
enclenchant ou aggravant des combats armés. Ces notions constituent les principes fondamentaux de la
« sécurité collective » sur lesquels toute forme de coalition ou d’alliance militaire devrait se former La plupart
des juristes, politologues et sociologues s’accordent sur ces principes fondamentaux, en dépit des flottements
et des dissensions que l’on remarque sur la définition de la « sécurité collective ».

