Page 134 - Le Operazioni Interforze e Multinazionali nella Storia Militare - ACTA Tomo II
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              raison en usant de sa souveraineté .
           5 - Il n’y a pas de cloison hermétique entre les coalitions de guerre et celles de paix ou
              d’actions humanitaires. Car les mêmes Etats qui s’allient militairement pour frapper
              un pays, peuvent se coaliser également pour panser les blessures de ses habitants .
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           6 - La ligne de démarcation s’efface parfois entre les concepts de « coalition défen-
              sive », « coalition offensive » et « coalition de bonne volonté ».
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              Finalement, l’interférence des conflits armés  liés à la guerre froide avec d’autres
           types de belligérances , sous le jeu des alliances occidentales précitées,  vont générer
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           une nouvelle vision des relations internationales au sein des Nations unies, en vue de
           « renforcer les dispositifs de la paix » et assurer la « sécurité collective »  autrement.
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           D’où « le redéploiement des forces » pour « le maintien des cessez-le-feu » dans des
           régions enflammées. C’est dans cette perspective que des contingents militaires d’Etats
           membres de l’ONU vont accomplir des Opérations de Maintien de la Paix (OMP)  ain-
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           si que des Actions Humanitaires, chaque fois que des évènements l’exigent . L’action
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           de maintien de la paix sera confiée alors à des coalitions d’États, entre autres structures





           26    L’alternative  humanitaire  sous  l’optique  sécuritaire  paraît  moins  périlleuse  que  l’intervention  militaire.
              Comportant moins de risques par rapport aux combats armés et moins de conséquences politiques incertaines
              pour les gouvernements coalisés. Par ailleurs, si les membres des Nations Unies divergent de temps en temps
              sur l’opportunité des interventions militaires coalisées, ils s’accordent cependant, presque toujours, sur
              l’utilité salvatrice des OMP, en coalition ou hors alliance.
           27  Ou bien pour empêcher la réédition d’hostilités, au nom de la « sécurité collective ».
           28  Il s’agit d’hostilités d’ordres géopolitique et géostratégique, interétatiques ou interethniques.
           29  On  peut  citer  certains  conflits  parmi  les  plus  importants,  faisant  de  nombreuses  victimes civiles  et
              militaires, comme la guerre de Corée (1950-1953), la guerre d’Indochine (1946-1954), la guerre du Viêt
              Nam (1964-1975) et la guerre d’Afghanistan (1979-1989), ont traduit l’opposition indirecte entre les
              Soviétiques et les Américains, par l’intermédiaire de leurs alliés respectifs.
           30  Telles que les guerres d’indépendance, les guerres civiles à caractère purement ethnique, le guerres de
              frontières, les guerres de sécession et les guerres pour le pouvoir.
           31  On relève des désaccords sur la définition de l’expression « sécurité collective ». Selon certains juristes
              elle « évoque tout système de mise en commun des responsabilités en matière de sécurité au sein d’une
              communauté donnée, la sécurité de tous assurée par tous. En relations internationales, il met en jeu des
              Etats, et a pour but de les protéger contre tout péril menaçant leur survie et leur intégrité, voire, dans une
              perspective plus large, leur prospérité et leur développement ». On impute les discordances de vues sur la
              notion de « sécurité collective » à l’«ambiguïté intrinsèque de sa construction ». (Voir réseau de recherche sur
              les opérations de paix, université de Montréal)
           32  Ces opérations ont exécutées par la « Force de maintien de la paix de l’Organisation des Nations unies »
              (couramment appelée les Casques bleus). Elle a pour rôle le « maintien ou [le] rétablissement de la paix et
              de la sécurité internationale », sur ordre du Conseil de sécurité des Nations unies. Signalons que « cette
              Force ne constitue pas une armée des Nations Unies », les casques bleus étant principalement des militaires
              prêtés par des pays membres de l’ONU.
           33  Ainsi, des hommes d’épée s’unissent pour la paix. L’entreprise généreuse des soldats s’accorde bien avec leur
              capacité humanitaire, sans négliger leur métier de guerre. Et c’est à cette mission militaire première que les
              « coalitions de guerre » doivent naturellement leur ancienneté par rapport aux OMP et aux actions militaires
              humanitaires en période de guerre ou post-guerre.
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