Page 135 - Le Operazioni Interforze e Multinazionali nella Storia Militare - ACTA Tomo II
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internationales . En effet, onze ans après sa création, l’ONU se trouve confrontée à
son premier grand défi à la paix internationale lors de la crise du canal de Suez, en
1956. Pour y répondre, elle réalise sa première intervention armée dans la même année,
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en vertu de la Résolution « union pour le maintien de la paix » . C’est la première
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coalition de quelques forces armées sous l’égide de l’ONU, en Afrique. Quatre ans
plus tard, un autre défi à la paix se déclenche au Congo, avec un mouvement de sépa-
ratisme dans la région du Katanga. L’ONU engage la deuxième OMP (en 1960) dans
le jeune Continent, baptisée ONUC, pour « préserver l’intégrité territoriale du jeune
Etat congolais ». . C’est la première coalition militaire de 32 pays d’Asie, d’Afrique,
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d’Europe et d’Amérique constituant « une force de maintien de la paix des Nations
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Unies » . Le Maroc y prend part avec 3200 soldats (portant des Casques bleus), 48
mois après la création de son armée, se plaçant aux premières loges des opérations de
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paix onusiennes . L’ONU devrait peut-être continuer plus fermement dans cette voie,
en utilisant les OMP pour maintenir l’intégrité territoriale des Etats membres, contre
tout mouvement séparatiste.
En somme, depuis 1956 à ce jour, les alliances militaires évoluent dans une direc-
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tion presque invariable, allant de la guerre vers la paix . Les guerres de coalitions
génèrent des alliances d’OMP dans l’attente de nouvelles ententes militaires de guerre.
Lesquelles ententes engendrent à leur tour d’autres alliances de paix quand les armes se
34 En effet, l’action militaire de maintien ou de soutien à la paix peut être confiée également à une organisation
internationale reconnue par l’ONU ou non affiliée au système des Nations unies. Par exemple, à plusieurs
reprises, le Conseil de sécurité a donné mandat à l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) ou
à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour assurer des OMP sur des
territoires connaissant des tensions particulièrement menaçantes à la paix et à la sécurité internationales. Ou
encore des opérations de maintien de la paix confiées à l’Union Africaine telle que la « Mission de l’Union
Africaine en Somalie », depuis 2001.
35 Projet de résolution présenté initialement à l’Assemblée Générale par le ministre canadien des Affaires
étrangères, Lester Bowles Pearson. Cette résolution (377-V) fut baptisée « résolution Acheson ».
36 Il est vrai que la première « force de maintien de la paix de l’ONU » fut envoyée en 1948, avec pour mission
de surveiller la trêve de la guerre arabo-israélienne. Mais cette force n’était pas armée. Elle avait le statut
d’observateur seulement.
37 L’ONUC constitue par ailleurs « la première mission a avoir posé le problème du recours à la force
puisqu’elle n’est pas chargée de séparer les combattants, mais plutôt d’intervenir militairement comme une
force coercitive » L’Opération des Nations unies au Congo (ONUC) est une mission de l’Organisation des
Nations unies (ONU) en activité du 14 juillet 1960 au 30 juin 1964, durant la crise congolaise, dont
l’objectif fut d’« aider le gouvernement congolais (Congo-Kinshasa alors appelé Congo-Léopoldville) à
rétablir et à maintenir l’indépendance et l’intégrité territoriale, à maintenir l’ordre et la loi, et à mettre en place
un large programme d’assistance technique ». Aussi, la particularité de cette mission onusienne réside dans
le fait qu’elle fut « la seule mission dite de première génération, complexe, aux implications internes et avec
un mandat assez ambigu » (caractéristiques associées aux missions de deuxième génération)
38 L’ONUC comptait 20.000 militaires et civils.
39 Depuis lors, les Forces Armées Royales marocaines participent quasi-régulièrement à des OMP et des actions
humanitaires importantes dans plusieurs pays, sous l’égide de l’ONU.
40 Même si des pactes militaires en période de paix suscitent parfois des facteurs de conflits armés.

