Page 137 - Le Operazioni Interforze e Multinazionali nella Storia Militare - ACTA Tomo II
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          alliances de frappes armées, même quand les supports juridiques ne manquent pas . Par

          exemple, la première coalition militaire internationale concernant la Deuxième guerre
          du Golfe comprend 32 Etats . La deuxième coalition (qui la suit douze ans plus tard)
                                    48
          pour la troisième guerre du Golfe réunit 48 Etats. Mais la troisième coalition internatio-
                                                                          49
          nale qui opère l’intervention militaire en Libye n’a pu réunir que 19 Etats . L’hésitation
          onusienne sur l’idée d’une intervention militaire en Syrie est significative.
             Cette mutation positive rattrape bien la croissance des OMP. Car la prévention d’une
          récidive de guerre par une OMP vaut mieux qu’une intervention coercitive après bel-
          ligérance. Dans ce contexte salvateur, le Maroc répond de plus en plus aux appels de
          l’ONU, par une déconcentration géographique internationale de ses contributions. Cette
          vérité est étayée par des statistiques que nous présentons ici, en bas de page .  On en
                                                                               50
          conclut que la durée moyenne des participations du Maroc aux OMP et aux actions
          humanitaires combinées s’élève à 5 ans par pays bénéficiaire. Soit 40 ans de durée glo-






          47  Généralement, les résolutions des Nations Unies prévalent en dernier ressort dans les interventions militaires
             qu’elles avalisent. Mais l’unanimité n’intervient pas toujours sur  des conflits gravement stratégiques. Le
             veto du « Conseil de Sécurité » ou l’abstention d’un de ses membres est suffisant pour bloquer l’adoption
             d’une résolution. On le sait. Le cas de la Syrie en est aujourd’hui la meilleure démonstration. D’autant qu’une
             alliance militaire extra-onusienne pourrait aggraver les retombées d’un conflit, plus que le compliqueraient
             des différences d’interprétation. L’intervention militaire en Irak, dès 2003, le confirme. Pourtant, la Charte
             onusienne ne manque pas d’outils juridiques pour soutenir des interventions armées. Le Chapitre VII de la
             Charte en est l’armature. Mais les réalités du terrain et les rapports de force des protagonistes ont parfois
             raison des principes onusiens.
          48  C’était la première alliance militaire de guerre qui suivit celle des « alliés » de la Deuxième Guerre mondiale.
             Elle s’était formée en 1990 après l’invasion du Kuweit par l’armée irakienne de Saddam Hussein. Baptisée
               ème
             « 2 guerre du Golfe », la « guerre du Koweït » se déroula sur une période de deux ans : 1990-1991.
          49  Cette évolution quantitative triangulaire pyramidale, s’expliquerait essentiellement par deux facteurs
             fondamentaux :
          a) Le résultat positif de la deuxième guerre du Golfe qui entraîna la libération du Koweït. Conséquence qui aurait
                                                                                 ème
             suscité le maximum d’adhésions d’Etats à la deuxième coalition militaire internationale dans la 3  guerre
             du Golfe, relevant le nombre des participants de 32 à 48 pays.
          b) La situation dramatique que connaît encore l’Irak, aux plans sécuritaire, politique et socio-économique depuis
             une décennie, malgré l’élimination de Saddam Hussein et son régime. Conséquence qui aurait découragé
             l’adhésion à la troisième alliance militaire contre la Libye, en abaissant la courbe de 48 à 19 Etats.
             Pourtant, mieux que la deuxième alliance militaire de 48 pays qui déclencha une guerre juridiquement
             controversée, les première et deuxième coalitions reposaient clairement sur des résolutions onusiennes.
          50  Au titre des opérations achevées dans le cadre de l’ONU, le Maroc a participé 7 fois entre 1960 au Congo
             (ONUC) et 2006 en Haïti (MINUSTAH), sur trois continents (Afrique, Asie, Amérique).
             Au titre des opérations achevées sous le commandement de l’OTAN dans les Balkans, il a réalisé 2
             participations consécutives entre décembre 1995 et décembre 2004, en Bosnie Herzégovine, soit dans
             le continent européen.  Au niveau des opérations en cours (onusiennes et sous l’OTAN), il continue sa
             participation sur deux continents, simultanément, en Europe (au Kosovo) et en Afrique (au Congo et en Côte
             d’Ivoire), et ce depuis 1999.
             A la lumière de ce qui précède, nous relevons que la période globale passée par des contingents militaires
             marocains dans l’ensemble des OMP s’étend sur un quart de siècle. Elle dépasse aujourd’hui 14 ans
             consécutifs pour les OMP en cours.
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