Page 103 - 1992 - XVIII Congresso Internazionale di Storia Militare
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Sur le pian militaire, le siège d'Osrende est u ès incéressam car il réunic rous
les aspects d'une reUe opération. A ce ticre. il est l'un des plus connus des XVI<,
XVU• et XVTII• siècles. A certe époque, une guerre se résumait du resce à une sue·
cession de sièges.
Sur le pian polidque, la cbure d'OStende fut crès importante. En effet, eUe
provoqua la disparition du dernier basdoo protestant dans les Pays·Bas méridio·
naux. La reddjtion ostendajse concrétisa donc une scissioo de fait, que les uairés
de Wesrphalie ne lirent fìnalemenr qu'enrériner.
Le contexte politique
Le siège d'Ostende fait panie de la Guerre de Qu:acre-vingts ans (1568-1648),
qui opposaic J'Espagne aux Pays-Bas insurgés (fig. l). l ' Espagne 'lloulaic mainrenir
le cacholicisme romain comm~: rdigion d'érac, le calvinisme s'y opposait. Ni la monar·
chie absolue, ni l'lnquisicion n'empèchèrenc les provinces seprenrrionales de fairc
séccssion.
A la fin du XVI• siècle, Ostende et quelques villes voisines tombèrent aux
m11ins cles pcovinces récalcirrames. Alexaodre Farnèse. due de Parme, reconquic
Dunkerque, Nieuporr et les alenrours d'Osrende. En 1585, son adjoinr, Valencin
De Pardieu, parvinr à occuper la vieiUe ville d'Osrende. Mais ses rroupes se livrè-
renr au pillage er manquèrenc donc de vigilance. Ainsi la garnison sécessionniste,
retranchéc dans la nouvelle ville, pur déloger les Espagnols uop témémircs. Une
seconde tenrative de ravir la vieille-ville aux Procescancs échoua en 1588.
La garnison réfraccaire se ravimillait pnr la mer. Néanmoins, elle érumait régu·
lièremem les viUes et lc:s villages de la région. Moyeonant fìnances, ccux·ci obre-
naicnt de l'aide des Espagnols pour combarue ce fléau. La more d'Alexandre Farnèse
mit fin à cetre prorection. En 1596. les villes Aamandes proposèrent la somme de
300000 écus, soit 900000 Aorins aux autoritis espagnolcs, à condiòon qu'Ostende
soit assiégée.
Sur ces encrefaires,l'archiduc Alben ordonna d'encercler les ìnsurgés par deux
ceinrures successives distantes respeccivemenr de 2,5 km et de 4 à 5 km par rap-
porr à la ville. O n rerrouvait donc des aoupes espagnoles à la baureur de Bredene,
de Sterne et de Mariakerke. Paradoxalemem, ces "prorecteurs" courroucés par les
retards fréquents dans le payemenc des soldes, s'adonnèrem aux exaccions qu'ils
l!raient censés empecher.
Plus card, les grandes ville:s Oamand6, Gand en tére, insisrè.rem pour qu'un
siège en règle de la ville soie emrepris. Après quelques hésitarions, les Espagnols
invesrirent la ciré protestante au mois de juillet 160 l. Les Etats de F.landre débour-
sèrenc 60000 florins par mois de siège. De plus, il.s promicenc une récompense
de 300000 florins supplémenta.ires au cas où la ville rombecait. En revanche, la
concrìburion des Etacs insurgés, s'élevait à 100000 florins par moìs de résiscance.
le roi de France, Henri IV, offrait la somme annueUe de 150000 couronnes, soie

