Page 106 - 1992 - XVIII Congresso Internazionale di Storia Militare
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              Après la  desrrucrion dc l'Arma da c:r  la  perte de Calais,  le  ravitaillement des
          espagnols par mer, en croupes er en argent, devim quasimenr impossible. Dès lors,
          on emprunta la  ''roure espagnole''. CeUe-ci comporrait deux icinéraires. Les deux
          parraienc de Génes et se rejoignaiem en  Lorraine.  Dans un  cas, les croupes  espa·
          gnoles,  italiennes, er surtouc aUemandes  passèrent les  Alpes en  parmm de Milan
          pour s'acheminer ensuice vers le Rhin qu'ils arteignaienc à Bregenz ou à Waldshut.
          L'aucre route passair par la Savoic ctla Franchc-Comré. De 1567 à  1640, plusicurs
          cem~ines de millkn d'hommes pacris de Lombardic, parvinrcnt a!nsi  aux  Pays·
          Bas, après un périple de 40 à 60 jours.  Dans ces conrrées,  Ics  effeccifs de l'armée
          enrretenue par les Espagnols variai cm de 15  à 80 000 hommes. A lui seui, le ser·
          vice de garnison absorbaic jusqu'à 30000 hommes. L'armée des Erars insuigés, comp·
          tait de 20 à 60000 hommes.

          Le siège
              L'archiduc Albert disposait initialemenr d'enviroo 17000 hommes pour investir
          Osrende. Dans ses rangs, Espagnols, Wallons, Allemands et Bourguigoons se bat·
          mienr core à cote. Da.os un premier temps, l'arcbjduc possédait 58 bouches à feu,
          mais dès seprembre  1601 ce chiffre approchait de la  cemaine.
             La  garnison cernée compcait quelque 4800 hommes. Dès le débur du siège,
          Maurice de Nassau  renforça cer effecrif en dépecham des  rroupes auxillaires sur
          piace. Au mois d'aour 160 l, environ 6500 hommes défendaienr la cité. Oucre une
          bande famélique, on y rrouvait enrre aurces des ressonissams anglais, écossais, alle·
          mands et français.  L'élite cles  rroupes  assiégées  comprenair  une quarancalne de
          canonniers·marins cc le mème nombre d'échassiers. Alors que les premiers ser:vaient
          la rrencaine de pièces d'arrillerie, les seconds- ces casse·cou munis d'échasses faJ.
          sam égalemem office de perches -  hantaienr les assiégeants isolés au r:ravers des
          sables mouvants,  cles canaux, des dévecsoirs,  des  plages  et  des dunes.  Vu Ics  cis·
          ques encourus par ces échassiers, leur nombre s'amenuisa rapidemem. Personne
          ne  se  porrair volomaire pour grossir  leurs  rangs.
             lnitialemenr, le gouveroeur Karel Va n Der Noor com manda i t la garnison. Du
          l l  juillet 1601 au  7 rruus 1602,  le général ànglais Prancis Vere dirigea !es opéra·
          rions mitiraires. Ceci s'exptique aisémem, puisque .la  reine Elisabeth, championne
          du protescantisme, s'inréressaic de crès près au déroulement des hoscitirés. Frederik
          V an Dorp le remplaça jusqu'au 3 mai  1603. Le 9 décembre  L603, Pierer van Gis·
          te! succéda au gouvecneur Va n Der Noot. A son décès, il fut rcmplacé le 29 mars
          1604, par Johan va n Loon, qui pédr à so n rour le ) ·avei!. Jacques de Bu.vry reprit
          le commandemenr,  mais, ayaot été blessé,  il s'effaça à  son cour le  16  avr:il  1604,
          en faveur de)acob Orennove. Blessé, ce dernier remit le commandement au Wal·
          lon Daniel de  Herraing,  sieur  de Marquettc, le 24 juin  1604.
              Au début, l'archiduc Albe.rt dirigeait les troupes assiégeames. A partir du 27
          seprembre 1603, le banquier Ambrosius Spinola, qui, du resrc, finançair la campa·
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