Page 105 - 1992 - XVIII Congresso Internazionale di Storia Militare
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LE SIEGE D'OSTENDE                                       71
        l 025 000 Aorins, aux Etacs-Généraux révolcés. Norons qu'à l'époque, la  paye mcn·
        suelle d'un soldat s'élevair à  150 sous (7,3  Aorins) ec qu'un ouvrie.r  non q1.1.aliGé
        devajc se concenrer de  120 sous (6  Aorins).  Un paio  coucaic  un  sou.

        Taccique er armemem
            Au quinzième s1ècle, cles  iogéoicu.rs i_l;ll.liens  améliorèrenc J'arr cles  fortifìca-
        tions. lls innovèrenc la rechnique des bascions. Ces excroissances des murailles pré-
        sentaicnr deux cocés dirigés vers l'cnnemi. Les dcux autres cocés s'imbriquaienc cn
        angle droir dans la bàcisse  centrale. l es  pièccs  d'arcillerie qui Jes équipaienr per·
        merraiem à la fois de fournir des tirs direets er cles rirs croi.sés. A l'insrar de l.'enceime
        principale, lcurs parois étaienc moins haures mais plus épaisses que ceU.es de l'ancieo
        remparr de la  ville.  Pour leur construccioo, on se servait dc reue, de pierrailles
        et de briques. Ces marériaux résisraienr bien mieux que La pierre narurelle aux impacrs
        cles  boulecs  d'arrillerie.
            Les nouveaux remparcs et bascions formaient le "rracé à l'italienne"·. Les bou·
        ches à feu des basdons permetraicnr de cenir l'artillerie de l'assiégea.m hors de por-
        cée efficace et lui interdisaienc dane de créer une brèche dans l'enceince principale.
        Ce n'est qu'en érigeanr et en occupanc massivemenc une double ceiocure aurour
        d'une ville quc J'on  parvenair à l'ascreindre à capiruler en L'affamane. Le gros des
        armées se composair donc d'une infanterie chargée de missions sraciques: la  dé.fen·
        si ve er le siège. Les faibles effeetifs de cavalcrie sillonnaient la campagne pour défendre
        les  perites communes fìdèles. l'imporrance de l'arriUerie augm_enta  considérable·
        menc. Surclasser  les  canons de l'ennemi:  voilà  la  paoacée.
            L'infanteric !ourde se composair de piquicrs, de mousqueraires et d'arquebu-
        siers. Leurs armes écaienr respeccivemenr la pique de 18 pieds (c'est·à-dlre 6 mècres),
        le mousquet rirant une balle de plomb de 12 la livre (c'esr-à-dirc 42 grammes) cr
        l'arquebuse, destinée aux projecriles plus légers, de l 7 la !iv re (c' esr-à-dit:e 29 gram·
        mes). Les armes de prédilecrion de l'infanrerie légère éraienr l'escramaçon, la  ron·
        dache er  la  hallebarde.  L'esrramaçon,  longue er lourde  épée à  deux  minchancs,
        perm.errair d'asséner de violcms coups dans le bur de culburer son ennemi. La ron-
        dache écait  un boudier  rond employé en combìnaison avec  une cource épée. La
        hallebarde, arme bianche par excellence,  remplissait une triple foncrioo: on pau·
        vait piquer,  désarçonner cc  hacher.
            Le calibre des boucbes à feu va.riair considérablemem. LeS g.rosses pièces tiraiem
        cles prujecciles de 48, 36, 24,  18 et t 2 livres. L'anillerie légère expédiair des bou·
        lers de 8, 6 ec 41ivres. Les plus léghes, appelées falconerces, tiraienr cles projccriles
        de l, 2 ou 3 livres. O ne couleuvrine désignair une bouche à feu  à ca non long. Tou-
        res ces armes arceignaienc une porrée maximale de 500 mèrres. Elles éraienr façon-
        nées en bronze, e.n  fame ou cn aciec. A .la fin du XVl• siècle, !es premiers morciers
        fllent leur apparicion. lls projccaient cles obus de 100 Uvres à une ccès  c.ourre dis-
        cance. En  1592,  les  premières gcenades  à  main apparurenc.
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