Page 407 - Le Operazioni Interforze e Multinazionali nella Storia Militare - ACTA Tomo I
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          le commandement opérationnel de ses unités. A la fin, le général von Falkenhorst, chef
          du groupe XXI, ne fut réellement que le commandant des opérations terrestres.  L’OKL
          et l’OKM conduisaient ainsi leurs propres planifications indépendamment mais en col-
          laboration avec le groupement XXI en lui assignant un contrôle opérationnel à certains
          de leurs commandements subordonnés. Les représentants de la Luftwaffe et de la Kriegs-
          marine au sein de l’état-major Krancke restèrent ainsi au sein du groupement XXI où
          ils maintinrent la liaison avec leurs armées respectives.  Le commandement des unités
          aériennes fut confié au Xe corps aérien placé sous les ordres du général Hans Geissler.
          Pour ce qui fut de la Kriegsmarine, l’état-major naval du SKL réalisa la planification
          soutenu par les états-majors qui commanderaient les opérations en mer : le groupement
          naval Ouest (responsable de la mer du Nord et de la côte atlantique de la Norvège) et
          le groupement naval Est (responsable de la mer Baltique, du Kattegat et du Skagerrak).
             La division en trois du commandement fut particulièrement mise en évidence durant
          les débarquements initiaux. Durant les phases de transport, la marine avait plein com-
          mandement à tous les niveaux en mer et l’aviation dans les airs. Afin d’amender dans
          sa substance le plan, il fallut obtenir l’agrément du groupement XXI. Durant les débar-
          quements, le commandement passa ensuite à l’officier le plus gradé de l’armée de terre
          présent sur chaque plage, dont les demandes en appuis aérien et maritime devaient être
          satisfaites le plus vite possible. Sur chaque plage, l’officier en charge du commandement
          des unités terrestres était responsable à la fois des opérations terrestres et de la sécurité ;
          la marine désignait un commandant de port pour prendre à sa charge la défense côtière,
          et là où des unités aériennes étaient disponibles, l’officier le plus gradé de l’armée de
          l’air était responsable de la sécurité aérienne. Un parmi les trois, généralement le plus
          gradé, était désigné commandant des forces armées. En cas d’urgence, il était autorisé
          à donner des ordres aux trois armées à l’intérieur de son secteur. Globalement, il était
          supposé que chaque armée reçoive des ordres à travers ses propres canaux.

          6.  Les forces au sol en Norvège
             L’ordre d’opérations n°1 en vue de l’occupation de la Norvège, basée sur la directive
          d’Hitler du 1er mars, fut édité et diffusé par le groupement XXI le 5 mars. Il concernait
          les opérations de débarquement et la consolidation des têtes de pont sur les plages. Deux
          possibilités furent envisagées.
             Dans premier cas, le gouvernement norvégien se verrait confier la responsabilité de
          l’ordre public car sa souveraineté serait respectée. Les troupes norvégiennes seraient
          traitées avec tact.
             Dans le deuxième cas, au cas où les troupes allemandes rencontreraient de la ré-
          sistance, les débarquements seraient réalisés en utilisant la force (de toute nature), les
          têtes de ponts seraient sécurisées et les centres d’entraînement de l’armée norvégienne
          seraient occupés. La destruction complète de l’armée norvégienne n’était pas considérée
          comme étant un objectif réalisable dans un avenir proche, compte tenu de la dimension
          du territoire et de la difficulté du terrain. Toutefois, on pensait que les localités choi-
          sies comprenaient l’ensemble de la majorité des endroits requis pour rassembler les
          différentes unités norvégiennes, ce qui permettrait d’en empêcher la mobilisation et la
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