Page 402 - Le Operazioni Interforze e Multinazionali nella Storia Militare - ACTA Tomo I
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402 XXXIX Congresso della CommIssIone InternazIonale dI storIa mIlItare • CIHm
Le 21 février à midi, Falkenhorst se vit directement recevoir sa mission d’Hitler
qui consistait à planifier et à conduire l’opération Weserübung en Norvège. Ce plan se
divisait en deux objectifs : d’une part devancer les Britanniques en Norvège en occupant
d’emblée les ports et les localités les plus importantes, en particulier Narvik qui était le
port d’embarquement du mineral de fer destiné à l’Allemagne ; et d’autre part, prendre
le contrôle de l’intérieur du pays en vue d’empêcher toute résistance de la part des Nor-
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végiens en y rendant impossible toute collaboration avec les Britanniques . Le lende-
main, une fois que Falkenhorst avait revu le plan de Krancke et qu’il en eut préparé une
première estimation, Hitler confirma sa mission. Le 26 février débuta à Berlin le travail
d’un état-major restreint sélectionné par Falkenhorst.
Le 28 février, Falkenhorst en rendit compte à Keitel et lui demanda l’attribution
d’un poste de commandement provisoire de corps d’armée et deux divisions en vue de
conduire les opérations contre le Danemark. Le même jour, Jodl proposa à Hitler d’étu-
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dier Weserübung indépendamment de la préparation de l’attaque à l’ouest (Fall Gelb )
et ce, à la fois en terme d’espace-temps et de troupes à utiliser. Ainsi l’OKW décida-
t-il ensuite de minimiser le nombre de troupes parachutistes employées dans l’attaque
contre la Norvège, et ce, au profit de l’attaque à l’ouest. L’allocation d’unités parachu-
tistes à Weserübung par l’OKW fut de fait réduite à 4 compagnies (au lieu d’une divi-
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sion). De même, l’OKW décida-t-il ensuite de retirer un régiment parachutiste à la 22
division d’infanterie. Hitler approuva ces changements le 29 février ainsi que l’attaque
du Danemark. Ayant validé le plan d’opérations militaire ainsi amendé, Hitler appela
ensuite Rosenberg pour lui dire qu’il n’aurait plus besoin du soutien actif de Quisling,
quel que soit sa forme.
Le premier mars, dans sa « directive Weserübung », Hitler établit les besoins géné-
raux concernant cette opération et donna l’ordre de planifier officiellement la conquête
de la Scandinavie (conquête limitée au Danemark et à la Norvège). Les objectifs étaient
respectivement l’anticipation et les contre-mesures face à une possible intervention bri-
tannique en Scandinavie et dans la zone de la Mer Baltique, ainsi que la protection
nécessaire pour l’industrie allemande des lignes maritimes d’approvisionnement en mi-
neral de fer suédois et dans un deuxième temps, la conquête de bases avancées en Scan-
dinavie en vue de mieux menacer ultérieurement les îles britanniques. L’idée générale de
conduite de cette opération était celle d’une « protection armée de la neutralité des pays
scandinaves ». Ainsi en termes de volume de troupes consacrées à ce type d’opération,
était-il important de pallier le nombre par l’effet de surprise et l’audace. L’opération
Weserübung consisterait en deux opérations distinctes, Weserübung Nord qui consistait
en l’occupation de la Norvège par les voies maritimes et aériennes, et en cas du refus
de collaborer des Danois, Weserübung Süd qui comprenait l’occupation pacifique du
Danemark avec notamment un débarquement sur l’île de Sjaelland, après la conquête
par voie terrestre de Fuenen et du Jutland. Le débarquement sur Sjaelland pourrait être
9 Kriegstagebuch du Gruppe XXI à la date du 21 février 1940. AOK 20 180/5.
10 Littéralement le Cas Jaune, ou bien Plan Jaune. L’attaque contre la Pologne avait été ainsi nommé Fall Weiss
ou Plan Blanc.

