Page 399 - Le Operazioni Interforze e Multinazionali nella Storia Militare - ACTA Tomo I
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ActA
Du 14 au 19 janvier, l’état-major naval travailla sur une extension de l’étude Nord.
Cette extension prévoyait pour la marine de soutenir et d’exécuter le débarquement de
troupes sur les ports principaux norvégiens d’Oslo à Tromsö. Le principe de surprise
était considéré comme étant essentiel au succès de l’opération. Au cas où la surprise
serait garantie, aucune opposition sérieuse n’était attendue durant la phase navale de
l’opération, et ce, au-moins durant le transport des troupes. L’état-major naval allemand
ne considérait pas la flotte de guerre norvégienne comme représentant une quelconque
menace y compris contre les navires les plus légers de la Kriegsmarine.
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Les forces d’assaut possibles étaient composées soit de la 22 division aéroportée (de
la Luftwaffe) soit d’une division de montagne. Le transport était assuré par la 7 division
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aérienne (pour la division parachutiste et aéroportée ainsi que leur poste de commande-
ment) et par la marine. La première possibilité étudiée était de transporter les troupes
qui n’iraient pas par voie aérienne, par voie maritime et en particulier à l’aide de navires
marchands transformés pour l’occasion en navires de transport de minerais.
L’état-major naval supposa que le Danemark, la Suède et l’Union Soviétique seraient
concernés par l’opération d’une manière ou d’une autre. Il recommanda l’acquisition de
bases au Danemark, en particulier sur la côte septentrionale du Jutland, comme étant un
moyen de s’approcher discrètement du passage entre la Norvège et les îles Shetland et
comme facilitant le contrôle du détroit de Skagerrak. Une assurance pourrait être donnée
à l’Union Soviétique concernant l’occupation temporaire des ports du nord de la Nor-
vège, seulement lors de la guerre. Dans le cas de la Suède, la garantie de l’achat et du
transport par l’Allemagne du mineral de fer produit constituerait pour elle le seul moyen
de sauvegarder son indépendance.
Durant les premières semaines de janvier 1940, l’attention d’Hitler était encore entiè-
rement attirée par le plan d’une offensive à l’ouest de l’Europe, qu’il souhaitait mettre en
œuvre avant la fin du mois. Toutefois, à cause des prévisions météorologiques qui deve-
naient de moins en moins favorables dans la deuxième moitié du mois, Hitler annonça
le 20 janvier que les opérations ne pourraient probablement pas débuter avant le mois
de mars. En conséquence, il devint nécessaire de considérer la situation en Scandinavie
sous une perspective nouvelle dès lors que l’ajournement de l’offensive allemande pour-
rait donner aux Alliés le temps d’intervenir dans le nord.
Le 23 janvier, Hitler rappela l’étude Nord. La création d’un groupe de travail au sein
de l’OKL (l’état-major de la Luftwaffe) fut annulée et l’ensemble du travail complé-
mentaire serait dorénavant effectué au sein de l’OKW. Hitler fit ainsi d’une pierre deux
coups, en plaçant d’une part, la planification de l’opération en Norvège à un niveau
plus important et sur de meilleures bases et d’autre part, en imposant une norme de
sécurité des opérations jamais auparavant réalisée, et ce, suite à l’incident de l’avion qui
avait atterri en Belgique avec les plans des opérations à l’ouest ainsi livrés aux Alliés.
Le 27 janvier, Keitel expliqua dans une lettre adressée aux chefs d’armées de terre, de
mer et de l’air qu’Hitler désormais allait personnellement diriger la planification d’une
opération en Scandinavie en reprenant l’étude Nord et en tenant compte de la conduite
générale de la guerre. Keitel allait superviser les travaux de planification et un groupe de

