Page 397 - Le Operazioni Interforze e Multinazionali nella Storia Militare - ACTA Tomo I
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ActA
2. La planification interarmées:
Dans son ordre à l’OKW du 14 décembre, Hitler stipula que la planification d’une
opération en Norvège devait être gardée dans un cercle très limité. Ce même jour, le
chef d’état-major de l’armée de terre, Brauchitsch, apprit qu’une opération préventive
en Norvège inclurait aussi le Danemark. De fait, il ordonna à son état-major d’acquérir
des cartes géographiques et à son bureau renseignement de commencer à collecter des
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informations sur ces deux pays. A l’OKW, le Generalmajor Alfred Jodl, le chef du
bureau opérations, prit en main le travail préliminaire. Son journal quotidien montre
qu’il discuta la question de la Norvège avec le chef d’état-major et vraisemblablement
aussi les gens de l’état-major de la Luftwaffe, dans le mesure où il pensait qu’une telle
opération serait essentiellement aérienne. Le 19 décembre, il en rendit compte à Hitler
qui le chargea de cette planification qui devait rester au niveau de l’OKW. Le 20 dé-
cembre, Jodl et le Generaloberst Keitel, le chef de l’OKW, discutèrent des possibilités
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de reconnaissance en Norvège et considèrent l’attribution de missions aux attachés de
l’air ainsi qu’aux spécialistes du renseignement (Abwehr), en particulier l’escadron de
reconnaissance stratégique Rowel qui était supposé échapper aux moyens de détection
en volant à très haute altitude. Vers la fin du mois de décembre, le bureau opérations de
l’OKW mit en forme sous l’appellation « Studie Nord »un inventaire sommaire des
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sujets principaux politiques et militaires concernant la Norvège. Hitler ordonna que cette
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étude restât au niveau de l’OKW .
Dans le même temps, l’organisation de Rosenberg avait également œuvré. Sa pre-
mière mission avait été de convaincre le ministère des affaires étrangères (Auswärtiges
Amt) de trouver les fonds nécessaires pour soutenir l’action de Quisling. Le ministère
des affaires étrangères et le département de politique internationale du parti nazi avaient
été des adversaires depuis l’arrivée d’Hitler au pouvoir. Le cas de Quisling en Norvège
était jugé comme particulièrement sensible par le ministère des affaires étrangères car
il risquait de mettre en danger la toute neuve amitié germano-soviétique que le ministre
Joachim von Ribbentrop considérait comme le couronnement de son œuvre. Rosenberg
réussit toutefois à s’assurer un paiement initial de 200 000 Mark Or à la destination de
Quisling en vue d’encourager son installation. Il était aussi prévu de le ravitailler en
denrées immédiatement convertibles telles que le sucre et le charbon.
Une fois Quisling reparti pour Oslo, Rosenberg nomma le Reichsamtleiter Hans-Wil-
helm Scheidt comme officier de liaison auprès de Quisling. A Oslo, Scheidt trouva que
les diplomates de l’ambassade allemande croyaient très peu dans la probabilité d’une in-
vasion britannique et voulaient mener leurs affaires loin de Quisling en vue d’éviter toute
compromission. Toutefois, l’attaché naval, au contraire, offrit son assistance à Scheidt et
devint vite son principal collaborateur. Depuis le début, les Allemands pensaient que le
coup d’état proposé par Quisling avait trop de risques d’échouer. Ils préféraient laisser
1 Général de division.
2 Général d’armée.
3 Ou étude nord.
4 Cf volume 3, page 13 du journal du général Halder, le chef d’état-major de l’OKH.

