Page 400 - Le Operazioni Interforze e Multinazionali nella Storia Militare - ACTA Tomo I
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           travail pluridisciplinaire allait servir de noyau du futur état-major opérationnel et serait
           constitué au sein de l’OKW. Chaque armée devait fournir un officier qui aurait non
           seulement une aptitude à planifier et conduire une opération mais qui aurait également
           des connaissances en logistique et en organisation. Le nom attribué à l’opération serait
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           « Weserübung  ».
              L’état-major de Weserübung  fut rassemblé pour la première fois le 5 février 1940
           et fut installé au sein d’une section spéciale de l’OKW, au sein du bureau opérations
           du bureau de défense nationale. L’officier le plus ancien était le capitaine de vaisseau
           Krancke, alors commandant le croiseur Scheer. Pour la première fois, le contrôle direct
           d’un état-major opérationnel était retiré au commandement d’une armée (terre, air ou
           mer) et directement remis à l’état-major personnel d’Hitler : l’OKW. Ce geste, quoique
           justifié par le caractère particulier de l’opération qui était planifiée, constitua une vas-
           salisation à Hitler des commandants en chef des armées ainsi que de leurs états-majors.
           Cela expliqua sans doute les réactions violentes de l’armée de terre et de l’armée de l’air
           qui eurent lieu les semaines suivantes. Toutefois, contrairement à ce qui fut écrit par la
           suite, notamment que les Allemands avaient collecté du renseignement militaire sur la
           Scandinavie bien avant le début de la guerre,  l’état-major Krancke débuta son travail
           avec des ressources très modestes. L’état-major naval et l’OKW fournirent à Krancke ce
           qui ne devait constituer qu’un tout début de planification et malgré les renseignements
           qui avaient été déjà collectés sur l’armée et les infrastructures militaires norvégiennes,
           qui se révélèrent par la suite justes et donc utiles, tout cela ne fut pas d’une importance
           décisive. Ainsi les cartes et les informations de niveau général furent-elles apportées
           par des sources très diverses comme les guides et brochures touristiques et les tableaux
           d’études hydrographiques. La nécessité absolue de conserver le secret de la planification
           constitua sans nul doute également un handicap. Toutefois en approximativement trois
           semaines, l’état-major Krancke produisit un plan d’opérations qui était exploitable. Le
           plan Krancke, pour la première fois, dirigea son attention et ses efforts sur les aspects
           techniques et tactiques de l’opération planifiée. De même que l’état-major naval l’avait
           fait auparavant, Krancke basa son plan sur la division de la Norvège en six zones d’une
           égale importance stratégique.
               1.  La région autour du fjord d’Oslo.
               2.  La bande étroite du sud de la Norvège entre Langesund et Stavanger.
               3.  Bergen et ses environs.
               4.  La région de Trondheim.
               5.  Narvik.
               6.  Tromsö et le Finnmark.

              Contrôler ces espaces aux dimensions restreintes mais renfermant la plupart de la
           population, de l’industrie et du commerce de la Norvège revenait en effet à en contrô-
           ler l’ensemble du territoire.   Pour cette raison, l’état-major Krancke proposa d’exécu-
           ter simultanément des débarquements à Oslo, Christiania, Arendal, Stavanger, Bergen,


           7  Ce qui signifie exercice Weser (un nom de rivière allemande).
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