Page 404 - Le Operazioni Interforze e Multinazionali nella Storia Militare - ACTA Tomo I
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           Weserübung avant le plan Gelb  , laissant ainsi un espace temporel de 3 jours entre les
           deux opérations.
           Ainsi les planifications de Weserübung et de Gelb, furent-elles  désormais menées de
           manière tout à fait indépendante l’une de l’autre. La 7e division aérienne et la 22e divi-
           sion d’infanterie furent ainsi attribuées à Gelb. En conséquence, il ne fut plus possible,
           comme lors de la planification effectuée par le plan Krancke, de considérer en Scandi-
           navie des opérations aéroportées de grande envergure.

           3.  La décision d’Hitler
              Après le 5 mars, le déroulement détaillé de l’opération Weserübung devint la princi-
           pale préoccupation du plus haut niveau de commandement. Lors d’une conférence avec
           Hitler, Raeder déclara que l’exécution de l’opération Weserübung devenait urgente. Il
           maintenait  en effet  que les Britanniques  poursuivaient  leur intention  d’intervenir  en
           Norvège et en Suède au  prétexte d’envoyer des troupes pour soutenir les Finlandais.
           Une telle opération pouvait interdire à l’Allemagne toute importation de minerai de fer
           et être ainsi décisive contre l’Allemagne.  Il caractérisa l’opération Weserübung comme
           étant à l’opposé de tout principe de la guerre navale, puisque l’Allemagne devait faire
           face durant cette opération à une force navale britannique très supérieure. Ne disposant
           pas de la suprématie navale, l’Allemagne devait alors, pour atteindre ses buts, mettre en
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           œuvre le principe de Surprise .
              Le 12 mars, alors que le progrès des pourparlers de paix entre Finlandais et Sovié-
           tiques prenaient de vitesse les propositions de soutien des Alliés aux Finlandais, Hitler
           ordonna une accélération de la planification de Weserübung et demanda au groupe 21
           d’inclure dans ses calculs des opérations d’urgence. La Kriegsmarine annula toute autre
           opération que Weserübung le 4 mars, et maintint dans les ports les sous-marins en vue de
           cette opération. Le 11 mars, les sous-marins à long rayon d’action furent envoyés vers les
           principaux ports norvégiens en vue d’en interdire l’accès au corps d’expédition allié .
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              L’OKW en conclut alors que comme leur prétexte avait disparu, les Alliés n’inter-
           viendraient plus en Norvège pour l’instant. Hitler était tenté de partager leur opinion
           mais il songeait également que les Britanniques n’abandonneraient leur objectif straté-
           gique de couper les importations de minerais de fer que l’Allemagne recevait en pro-
           venance de Suède, et qu’à cette fin, ils interviendraient donc dans les eaux territoriales
           norvégiennes. Il pensait qu’ensuite, les Alliés seraient amenés à envoyer des troupes
           occuper des ports et des bases aériennes en Norvège. Selon son opinion, les territoires
           scandinaves étaient devenus une sphère d’intérêts pour les deux belligérants et resterait
           «une aire d’insécurité» pour l’Allemagne tant que l’opération Weserübung n’aurait pas
           été déclenchée. Pour ce faire, il réaffirma son intention de mener cette opération peu de
           temps avant le déclenchement de Gelb.


           13   Le plan d’invasion du Luxembourg,  des Pays-Bas, de la Belgique et de la France.
           14   Führer’s conferences, 1940-1 page 20.
           15   Gruppe XXI, Ia, Kriegstagebuch Nr 1, 12 mars 40.
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