Page 405 - Le Operazioni Interforze e Multinazionali nella Storia Militare - ACTA Tomo I
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          ActA
             Jodl et Raeder furent totalement d’accord avec le raisonnement d’Hitler, mais d’autres
          officiers  dans le petit cercle associé à Weserübung commencèrent à avoir des doutes.
          L’adjoint de Jodl, le colonel Warlimont, suggéra même de laisser tomber l’opération
          Weserübung, dans la mesure où l’opération Gelb devait fixer un nombre important de
          forces terrestres et aériennes françaises et britanniques pendant une période importante.
          Des pensées identiques avaient commencé à germer parmi les membres de l’état-major
          de Falkenhorst. Jodl se plaignit que les « trois chefs » de Falkenhorst commençaient à
          s’occuper d’affaires qui ne les concernaient pas, car les représentants des états-majors
          naval et aérien auprès de Falkenhorst y avaient été détachés en tant que chefs naval et
          aérien. Krancke voyait ainsi plus d’inconvénients que d’avantages dans la réalisation de
          Weserübung.

             Il semblait qu’Hitler, malgré l’expression de sa détermination, eût préféré au-moins
          un ajournement temporaire de l’opération. Entre temps, la décision avait été prise. En
          outre, du point de vue de la Kriegsmarine, l’exécution de l’opération devenait urgente
          car d’autres opérations navales avaient été suspendues en raison de Weserübung et parce
          qu’après le 15 avril, les nuits sous les latitudes septentrionales deviendraient trop courtes
          pour permettre la propre couverture aérienne des forces navales. Dans son compte rendu
          du 26 avril, Raeder déclara à Hitler que, bien qu’il n’y eût aucun besoin d’anticiper une
          intervention britannique en Norvège dans un avenir proche, il croyait fermement que
          l’Allemagne se devait tôt ou tard  de faire face à la question de déclencher ou non l’opé-
          ration Weserübung. Lui-même conseilla de déclencher l’opération au plus tôt. Hitler fut
          d’accord et promit de définir la date du déclenchement de l’opération Weserübung en
          fonction de la prochaine période de pleine lune  qui commencerait le 7 avril.
             Le 2 avril, après s’être assuré que les commandants en chef de la Luftwaffe, de la
          Kriegsmarine aient vérifié les bonnes conditions météorologiques de l’opération, no-
          tamment que les mouvements maritimes en mer Baltique ne soient pas gênés par les
          glaces, Hitler désigna le 9 avril comme étant le jour du déclenchement de l’opération
          Weserübung (Weser Tag) à 5h15 du matin.

          4.  La Kriegsmarine
             L’opération  Weserübung était extrêmement vulnérable durant sa phase navale, dès
          lors que l’ensemble de la marine allemande ne pouvait d’emblée rivaliser avec la marine
          britannique.
             Une intervention de la Royal Navy sur l’opération Weserübung durant la phase 1
          pourrait ainsi avoir pour conséquences, à la fois, l’échec de l’opération et la destruction
          de la Kriegsmarine. En conséquence la planification a mis l’accent sur la surprise. En
          vue de réaliser l’effet de surprise, la vitesse d’exécution et un timing très précis étaient
          absolument nécessaires.   Il fut ainsi décidé de transporter les troupes d’assaut sur des
          bâtiments de guerre.
             Les navires de guerre ne pouvaient guère transporter d’équipements lourds ou de
          grandes quantités de ravitaillements pour les troupes à terre et les destroyers épuise-
          raient leur chargement en carburant lors des trajets vers Narvik et Trondheim. En vue
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