Page 401 - Le Operazioni Interforze e Multinazionali nella Storia Militare - ACTA Tomo I
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          Trondheim et Narvik. Il considérait Tromsö et le Finnmark comme étant des objectifs de
          nature secondaire pour l’Allemagne et ne lui semblaient avoir de la signification qu’en
          raison des deux aérodromes qui se situaient à côté de Tromsö. La capture des sept zones
          portuaires devait selon l’état-major Krancke avoir pour conséquence la perte de 8 des 16
          régiments norvégiens ainsi que de l’ensemble de leur artillerie et de leurs aérodromes.
             L’opération devrait être conduite par un corps d’armée comprenant la 22  division
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          d’infanterie aérotransportée, la 11  brigade d’infanterie motorisée, une division de mon-
          tagne  et  six  régiments  renforcés  d’infanterie.  Les  troupes  de  débarquement  seraient
          transportées par une flotte de navires de guerre rapides et par les avions de transport de
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          la 7  division aérienne, ce qui représenterait ainsi 8 groupes de transport aérien et à peu
          près 5 bataillons de parachutistes pour la première vague. Les avions de transport de la
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          7  division aérienne transporteraient en trois jours les éléments constituant la seconde
          vague, c’est-à-dire le gros de la 22  division d’infanterie. Le reliquat des troupes de
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          débarquement des quatrième et cinquième vagues arriverait ensuite via des navires de
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          transport les 4  et 5  jours. Avec le plan Krancke, la moitié du transport des troupes serait
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          effectué par la mer et l’autre moitié par la terre, à l’exception des troupes pour Narvik et
          Trondheim dont le transport ne se ferait que par la mer en raison des distances. L’armée
          de l’air fournirait également un soutien en bombardiers et en chasseurs.
             L’état-major Krancke croyait que l’occupation serait restreinte aux sept zones por-
          tuaires principales. Il ne prévoyait pas que les forces armées norvégiennes montreraient
          une volonté et une capacité d’offrir une quelconque résistance efficace. En outre, il pen-
          sait qu’après les débarquements, la position allemande pourrait être consolidée par des
          moyens diplomatiques. Le gouvernement norvégien se verrait concéder pour les affaires
          intérieures autant d’indépendance que possible. Les forces armées, sauf sur la frontière
          finlandaise, seraient réduites aux cadres indispensables et tout ordre de mobilisation se
          devrait d’obtenir l’approbation préalable de l’Allemagne. Les forces allemandes pren-
          draient sous leur contrôle direct les forteresses et les dépôts de ravitaillements.
             L’action délibérée du Cossack convainquit Hitler que les Britanniques n’avaient plus
          aucunement l’intention de respecter la neutralité norvégienne. Ainsi donc, il demanda
          le 19 février une accélération de la planification de Weserübung. Sur la suggestion de
          Jodl, Hitler décida de confier la planification de cette opération à un général de corps
          d’armée et à son état-major. A cet effet, il désigna le général commandant le XXI  corps
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          d’armée, Nikolaus von Falkenhorst , qui avait lui-même acquis une expérience de la
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          guerre en Scandinavie, lorsqu’il avait combattu les Bolcheviks  en Finlande en 1918, en
          tant qu’officier opérations au sein de la division von der Goltz. En outre, le général von
          Falkenhorst revenait juste de la campagne de Pologne où il s’était illustré à la tête du
          XXI  corps d’armée. Parlant le même jour à Rosenberg, Hitler décida de laisser tomber
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          le plan de Quisling visant à s’emparer du pouvoir en Norvège, le gardant toutefois en
          réserve au cas où les Britanniques décideraient d’intervenir directement en Norvège,
          obligeant les Allemands à protéger leurs propres voies de ravitaillement en mineraux.
          8    Nikolaus von Falkenhorst, ayant alors 54 ans, était le descendant d’une famille aristocratique de Breslau qui
             avait germanisé son nom de von Jastrzembski en von Falkenhorst.
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