Page 398 - Le Operazioni Interforze e Multinazionali nella Storia Militare - ACTA Tomo I
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398 XXXIX Congresso della CommIssIone InternazIonale dI storIa mIlItare • CIHm
lentement évoluer la situation et orientaient les efforts de Quisling vers la fourniture de
renseignements militaires à leur profit. La plupart des sommes d’argent envoyées d’Alle-
magne servit à subventionner la propagande et à soutenir la parution du journal hebdoma-
daire du Parti d’Union Nationale. Quisling envoyait ses comptes rendus à Rosenberg qui
les passait ensuite à Hitler. Raeder restait en contact avec Quisling à travers son attaché
naval à Oslo. Cependant, l’OKW resta indifférent et ne demanda apparemment jamais
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conseil à Quisling ni ne prêta une quelconque attention à ses propositions .
A la fin de l’année, le projet norvégien des Allemands était encore vague. Le 30
décembre, Raeder, de nouveau dit à Hitler qu’il ne fallait pas laisser tomber la Norvège
dans les mains des Britanniques. Raeder craint alors que les Britanniques entreprennent
de manière cachée ce qu’il appelle une « occupation froide » des principaux sites stra-
tégiques du pays. Il incita alors Hitler à se préparer à une telle possibilité. Toutefois son
sentiment d’agir dans l’urgence n’était pas partagé par d’autres responsables militaires
allemands, comme cela fut démontré deux jours plus tard lorsque Keitel et Halder se
mirent d’accord sur le fait qu’un changement d’attitude allemand ne dépendrait que du
niveau de menace de la part des Britanniques à l’égard de la neutralité norvégienne . Par
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ailleurs, l’intérêt d’Hitler augmentait progressivement mais lentement, en fonction des
bruits rapportés par la presse d’une possible intervention alliée en Finlande contre les
Soviétiques. Il est également possible qu’Hitler ait appris la tentative des Britanniques
le 6 janvier 1940 en vue d’obtenir des Norvégiens un accord concernant la possibilité
pour la Royal Navy de patrouiller dans les eaux territoriales norvégiennes. Le 10 janvier,
avec un retard de presque deux semaines, Hitler communiqua l’étude Nord de l’OKW
aux états-majors d’armées.
L’état-major naval fut le seul état-major d’armée qui accorda une quelconque atten-
tion à l’étude Nord. Le 13 janvier, eut d’ailleurs lieu une révision de l’étude Nord au
niveau de cet état-major naval. Comme cela fut résumé dans le compte rendu fait ensuite
par l’état-major naval, l’étude Nord partait du principe que l’Allemagne ne tolérerait
aucune présence britannique sur le territoire ou les eaux territoriales norvégiennes et que
seulement une occupation préventive de la part de la Wehrmacht pourrait décourager
et empêcher les Britanniques d’y procéder. D’après l’OKW, l’opinion scandinave était
devenue défavorable à l’Allemagne depuis les débuts de la guerre de Finlande. Cette
opinion ne pourrait nullement devenir plus favorable à l’Allemagne au fur et à mesure
que cette guerre de Finlande se poursuivrait et il était fort à parier que toute invasion de
la Norvège de la part des Britanniques ne fasse l’objet que d’une résistance très molle
et très sommaire de la part des Norvégiens. L’OKW pensait également que les Britan-
niques utiliseraient comme prétexte pour intervenir toute action offensive allemande sur
le front occidental. L’étude Nord recommandait qu’un état-major particulier interarmées
aux ordres d’un général de la Luftwaffe s’occupât de la préparation détaillée d’un plan
d’opérations. La marine fournirait alors le chef d’état-major de cet état-major et l’armée
de terre le chef du bureau opérations.
5 In Rosenberg, Die politische Vorbereitung der Norwegen Aktion, 15 Juni 1940. EAP 250-d-18-42/2.
6 Cf journal d’Halder, volume 3, page 13.

