Page 403 - Le Operazioni Interforze e Multinazionali nella Storia Militare - ACTA Tomo I
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étendu plus tard en cas de résistance des Danois. En tant que commandant du 21 CA,
Falkenhorst serait le chef et le coordinateur de la planification de ces deux opérations
et dépendrait à ce titre directement d’Hitler. Les forces à utiliser seraient prises aux trois
armées séparément. Hitler ne voulait ainsi aucune implication directe des trois comman-
dants d’armées, qui risquerait ainsi de compromettre le secret et l’efficacité de cette pla-
nification. Les forces aériennes utilisées pour Weserübung seraient placées ainsi sous le
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contrôle tactique du 21 CA durant la durée de l’opération et l’emploi des forces navales
et aériennes pour l’opération se ferait-il ainsi indépendamment des commandements de
la Luftwaffe et de la Kriegsmarine.
La parution de la directive du Führer provoqua rapidement une vague de protesta-
tions et d’objections de la part des commandements de l’armée de terre et de l’aviation.
Avec l’imminence du déclenchement de la campagne occidentale, aucune de ces deux
armées ne voulaient distraire de forces du théâtre principal d’opérations. L’armée de
terre n’avait nullement modifié son jugement défavorable déjà exprimé par Halder le 5
octobre 1939. En outre, beaucoup de sentiments personnels étaient impliqués dans ces
appréciations du fait de la non-implication de ces deux commandements dans la prépa-
ration de cette opération. Halder nota ainsi dans journal le 2 mars 1940 qu’Hitler n’avait
échangé aucun mot avec le commandant en chef de l’armée concernant la préparation
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de l’opération en Norvège. Avant tout, l’armée de terre s’opposait à l’organisation des
unités terrestres faite indépendamment de l’OKH par l’OKW.
Au contraire des deux autres commandements d’armées, le commandement naval
adopta et valida de bon cœur la directive du Führer. Durant la réunion du 2 mars, le
commandement naval déclara qu’il ne s’agissait plus désormais d’une planification mili-
taire mais d’une planification avant tout économique et politique. Prenant le contre-pied
des attitudes défendues par lui en janvier dernier, le commandement naval conclut :
« Il ne s’agit plus simplement aujourd’hui d’améliorer et d’obtenir des seuls avantages
militaires en comparant les avantages et inconvénients de la possibilité d’exécuter cette
opération Weserübung en mettant en avant des facteurs d’ordre purement militaire, mais
bien au contraire, pour les forces armées de s’adapter à la vitesse de l’éclair aux condi-
tions politiques et aux nécessités.
Le commandement naval recommandait qu’Hitler fût informé des difficultés qui per-
sistaient vers la réalisation réussie de Weserübung ainsi que de la détermination de la
Kriegsmarine « d’abandonner tous les scrupules et d’évacuer toutes les difficultés qui
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surviendraient en utilisant toutes ses forces » .
Le 3 mars, Hitler appela à une plus grande vitesse dans la préparation de Weserübung,
Il vit la nécessité d’agir rapidement et avec force en Norvège et interdit tout retard
dans la préparation des différentes armées. Il voulait que les forces soient rassemblées
pour l’opération le 10 mars et prêtes à partir le 13 mars, de manière à être en mesure
de débarquer en Norvège approximativement le 17 mars. Il décida de mettre en œuvre
11 Brauchitsch
12 Naval War Diary , vol 7, page 10.

