Page 406 - Le Operazioni Interforze e Multinazionali nella Storia Militare - ACTA Tomo I
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406 XXXIX Congresso della CommIssIone InternazIonale dI storIa mIlItare • CIHm
de faire face à cette situation, et aussi parce que les Britanniques pourraient intercepter
tous les navires faisant route vers le nord le long des côtes occidentales norvégiennes,
une fois l’opération déclenchée, un échelon de ravitaillement et un échelon de transport
et (Ausfuhrstaffel) fut créé. Les navires y étaient « déguisés » en cargos ordinaires et
devaient rejoindre les ports norvégiens avant les navires de combat.
Le mouvement principal de troupes de débarquement et de ravitaillement logistique
devait être réalisé par huit échelons maritimes de transport.
Concernant la marine, la phase la plus délicate, selon Raeder, était la phase du retour
des navires en Allemagne. Il était confiant dans le fait que les premières opérations
de débarquement puissent avoir lieu avec succès, si l’effet de surprise était maintenu
jusqu’au dernier moment, mais une fois les troupes et le matériel débarqués, les navires
attireraient lors de leur trajet retour, au large des côtes septentrionales et occidentales de
la Norvège, des forces navales britanniques qui leur seraient bien supérieures. Raeder
voulait que les navires des groupements de Narvik et de Trondheim rejoignent aussi vite
que possible le SCHARNHORST et le GNEISENAU de manière à percer ensemble en
direction de leurs ports d’origine, alors que les navires de Bergen et du sud pourraient
revenir par eux-mêmes en utilisant la couverture des côtes aussi longtemps que possible.
Cette intention de l’amiral Raeder allait à l’encontre de celle d’Hitler et de l’OKW, ainsi
que de l’OKL, qui préféraient que les navires restassent à leur port de destination de
manière à pouvoir appuyer les troupes débarquées avec leur artillerie et leurs moyens
de défense antiaérienne. Cela en outre pourrait renforcer le moral de ces troupes débar-
quées. Raeder au contraire défendait le point de vue selon lequel aucun destroyer ne
devait laisser seul un croiseur et ne devait rester en arrière à Narvik ou à Trondheim à un
moment où le destin de la Kriegsmarine était encore en suspens. Cette question fut tran-
chée le 2 avril lorsqu’Hitler déclara qu’il n’approuvait pas personnellement la décision
de retirer les navires immédiatement mais qu’il ne voulait pas non plus interférer trop
fortement dans des matières appartenant purement à la guerre navale.
5. Le groupe XXI
La campagne de Norvège, dépendant pour son succès à parts égales des trois armées :
terre, air et mer de la Wehrmacht, fut la première opération réellement interarmées de
l’armée allemande et même de la Seconde guerre mondiale. Dans sa directive « Weserü-
er
e
bung », datée du 1 mars 1940, l’état-major du groupement XXI, issu du 21 CA, fut
directement mis aux ordres d’Hitler. Cet état-major travailla à partir de l’infrastructure
réservée à l’OKW et recevait ses ordres, soit de l’OKW, soit d’Hitler directement. Le
chef des opérations de l’OKW, le général Jodl, et sous ses ordres, le colonel Walter
Warlimont, chef du bureau de la défense nationale, servaient tous deux de coordinateurs
dans le cas où les demandes du groupement XXI incluaient des demandes faites aux
commandements d’armées : l’OKH, l’OKL ou le SKL.
Aux débuts du XXIe groupement, un état-major complètement interarmées avait été
initialement envisagé, incluant notamment les officiers de la Luftwaffe et ceux de l’ar-
mée de terre. Toutefois, suite aux protestations de la Luftwaffe, cette dernière conserva

