Page 440 - Le Operazioni Interforze e Multinazionali nella Storia Militare - ACTA Tomo I
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           Cette unité avait débarqué sur la plage de Normandie le 29 juillet 1944.
              Il vaut bien de mentionner que c’était une unité particulière de l’Armée polonaise.
              En prenant en considération les changements d’organisation on peut dire que cette
           division a été une seule grande unité polonaise combattant dans les trois campagnes de
           la Seconde Guerre mondiale : dans la campagne polonaise de 1939, dans la campagne
           française de 1940 et dans les opérations d’invasion de 1944. Elle a changé deux fois de
           nom et de structure d’organisation. Tout de même, pendant toute la guerre la brigade
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           restait héritière et continuatrice de la 10 Brigade de cavalerie d’avant guerre. Elle com-
           battait dans toutes les campagnes sous les ordres du même commandant : le colonnel, et
           puis le général de la brigade Stanisław Maczek.
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              Son histoire a commencé en 1937, quand  la 10 Brigade de cavalerie a été muée
           en brigade blindée. Des chars, des voitures, des motos ont remplacés des chevaux ; les
           cavaliers depuis blindés se sont laissé une épaulette noire comme « deuil de cheval » (les
           Polonais sont très attachés à la tradition de cavalerie). Dans les luttes de septembre 1939,
           la brigade ne s’est pas laissé vaincre par les Allemands. Après la campagne perdue, la
           brigade armée et avec les drapeaux a franchi la frontière avec la Hongrie où elle a été
           internée. Bientôt, presque tous les soldats sont parvenus à aller en France où le général
           Władysław Sikorski était en train de former l’Armée polonaise. La 10 Brigade blindée
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           reconstruite sur le sol français se battait dans la campagne de juin 1940. Après la capi-
           tulation de la France, les blindés du général Maczek se sont rassemblés en Ecosse où,
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           avec le temps, on a créé la  1 Division blindée. C’était la fierté et l’orgueil des forces
           polonaises, la plus grande et la plus forte unité dans notre histoire militaire. Il suffit de
           dire que cette division disposait de tant de chars que toute l’Armée polonaise en avait
           en 1939 ! La division comptait plus de 16 mille soldats et elle était munie de 380 chars,
           470 canons, 4000 véhicules.
              Entre le 29 juillet et le 4 août, les détachements de la division polonaise ont débarqué
           sur les plages de Normandie, près d’Arromanches (la section « Gold »). La division a
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           fait partie du 2 Corps canadien de la 1 Armée (le commandant – le général H. Crerar)
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           opérant dans la direction de Caen et de Falaise. L’attaque des Canadiens a  commencé la
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           nuit du 7 au 8 août. Le 2 Corps, comprenant deux divisions blindées : la 4  canadienne
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           et la 1  polonaise, a frontallement attaqué la 5  Armée blindée du général Sepp Dietrich.
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           Sur la ligne d’attaque de la division polonaise  on a constaté la présence de la 12 Divi-
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           sion blindée SS et des  89  et  279 divisions d’infanterie de la Wehrmacht.
              Quand les détachements canadiens et polonais sont allés à l’attaque, à peu près 1000
           bombardiers B-17 américains ont survolés et, par erreur, ont lancé une partie de bombes
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           sur leurs propres positions. Dans la 1 Division blindée 8 soldats ont trouvé la mort, et
           20 soldats ont été blessés. Avant de tirer à l’ennemi, les blessés polonais ont subi des
           pertes à cause d’une erreur des alliés. Tout de même, cet incident n’a pas retenu l’attaque
           polonaise. Lors de la bataille de quelques jours les Polonais et les Canadiens n’arrivaient
           pas à fermer la poche de Falaise. Les Allemands étaient très bien armés et leurs canons
           antichars efficacement détruisaient les chars « Sherman » de la division.
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              Le 18 août la division a reçu de  nouveaux ordres de la part du chef du 2 Corps cana-
           dien, c’est-à-dire du général Guy G. Simonds lequel a ordonné aux Polonais de prendre
           Chambois et de couper ainsi aux Allemands la retraite et la possibilité de traverser la
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