Page 30 - Le Operazioni Interforze e Multinazionali nella Storia Militare - ACTA Tomo II
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                    WEDDEYE et MALLOUM                              WEDDEYE après sa désignation
                                                                                             à la tête du GUNT



              Cependant, ces accords de KANO 1 n’avaient pas intégré les principales factions pro-
           libyennes. Les négociations reprennent et débouchent, le 11 avril 1979, sur les accords
           de KANO 2 signés par les factions représentants le FROLINAT originel et quelques ten-
           dances pro-libyennes. Devant les questions de représentativité entre le Nord et le Sud, la
           situation se bloque, contraignant le Nigéria à convoquer de nouvelles assises  à Lagos.

           L’accord de Lagos
              Il a été signé le 21 août 1979 sous l’égide de l’OUA et du Nigéria, mais aussi de la
           France et de la Lybie. Les onze factions tchadiennes  représentées  décident de former
           un GUNT pour une période de dix-huit mois, la mise sur pied d’une Armée Nationale
           Intégrée et la constitution d’une Force Neutre composée de pays n’ayant pas de fron-
           tières avec le Tchad. Goukouni WEDDEYE est placé à la tête du GUNT, le Président
           KAMOUGUE est nommé vice-président et Hissène HABRE ministre de la défense.
           Après la défection du Bénin et de la Guinée, la Force panafricaine ne comptera finale-
           ment que 550 soldats envoyés par le Congo le 19 janvier 1980 avec l’aide de l’Algérie.
               Le GUNT souffre d’un grave déficit de confiance entre les principaux leaders. Gou-
           kouni WEDDEYE se réconcilie discrètement avec Khadafi. Le territoire tchadien est en-
           core divisé entre les différentes factions qui exercent, chacune, son pouvoir sur sa zone
           d’influence. Les Forces Armées Populaires (FAP) de Goukouni contrôlent le BET, le Sud
           reste sous la coupe des Forces Armées Tchadiennes (FAT) du général KAMOUGUE, et
           toutes les factions disposaient de troupes armées à Ndjamena qui est quadrillé en diffé-
           rentes zones d’influence.
              La force panafricaine n’a jamais disposé des moyens de sa mission consistant à pro-
           téger les populations civiles, désarmer les factions belligérantes et aider à la reconstruc-
           tion d’une armée nationale intégrée. Ndjamena ne tarde pas à s’embraser en mars 1980
           avec l’attaque lancée par les  FAN, ce qui devait sonner le glas du GUNT. A la demande
           de ses autorités nationales, le contingent congolais est évacué précipitamment le 03
           avril.
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