Page 29 - Le Operazioni Interforze e Multinazionali nella Storia Militare - ACTA Tomo II
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          ActA
          Les interventions de la France  depuis les années 70
             La France s’est engagée de 1969 à 1972 d’abord dans le Tibesti, à l’appel du Président
          TOMBALBAYE, avec des opérations de maintien de l’ordre contre le FROLINAT, puis
          de restauration de l’ordre dans le BET.  Entre 1972 et 1977, la France ne conduit pas
          d’opérations. Outre les nécessités d’avoir une présence stratégique en Afrique Centrale
          avec la base de Fort Lamy, l’intervention militaire française s’explique aussi par le sou-
                                                                                      4
          hait de « maintenir au pouvoir les sudistes francophones et présumés francophiles… » .
             La seconde intervention se fera dans le cadre de l’ « Opération TACAUD » déclen-
          chée en mars 1978 à l’appel du Président Félix MALLOUM contre l’offensive du FRO-
          LINAT vers Ndjamena avec le soutien de la Lybie. La France établit un dispositif défen-
          sif sur une ligne NDJAMENA-MOUSSORO-ABECHE avec un corps expéditionnaire
          d’un millier d’hommes. Parallèlement, Paris s’attèle à aider Hissène HABRE à recons-
          tituer ses FAN réfugiées au Soudan.

          Les conférences de Kano et de Lagos
             Face aux combats incessants qui menacent la souveraineté et l’intégrité du Tchad,
          l’intervention  de puissances étrangères,  et la situation  humanitaire  catastrophique  à
          Ndjamena, mais surtout face aux risques de déstabilisation de la sous-région, l’OUA
          joue la carte diplomatique.

          Les conférences de Kano 1 et 2
             La conférence de Kano a été débutée le 11 mars 1979, suite au cessez-le feu signé à
          l’issue des négociations conduites par le Soudan qui propose l’organisation d’une confé-
          rence dans un pays neutre. Le Président OBASANJO s’offre pour l’abriter à Kano, avec
          la participation du Président MALLOUM, de son Premier  Ministre HABRE, de Gou-
          kouni WEDDEYE et du Mouvement Populaire pour la Libération du Tchad (MPLT),
          faction soutenu par le Nigéria.
             Le 16 mars, les parties s’accordent sur un cessez-le-feu général et la démilitarisa-
          tion de Ndjamena, l’amnistie pour tous les prisonniers politiques, la dissolution des
          factions armées et la formation d’une armée nationale, le retrait des troupes françaises
          et la supervision du cessez-le-feu par le Nigéria. Le 23 mars, l’accord devient effectif
          avec la démission du  Président MALLOUM et du Premier Ministre HABRE. Goukouni
          WEDDEYE prend la direction d’un Conseil d’Etat. L’accord prévoit également la créa-
          tion d’un Gouvernement d’Union Nationale de Transition (GUNT) chargé de gouverner
          le Tchad jusqu’aux prochaines élections et auquel  HABRE et MALLOUM ne devaient
          pas participer. Pour remplacer les forces françaises, il est prévu la mise sur pied d’une
          Force neutre qui sera fournie par le Nigéria.







          4  Mohamed Tétémadi BANGOURA, op.cit. P 278.
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