Page 28 - Le Operazioni Interforze e Multinazionali nella Storia Militare - ACTA Tomo II
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668 XXXIX Congresso della CommIssIone InternazIonale dI storIa mIlItare • CIHm
National de la Libération du Tchad (FLT) s’installe au Soudan et déclenche des opéra-
tions militaires à la fin de 1965. L’UNT s’allie avec le FLT pour créer au Soudan, le
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22 juin 1966, le FROLINAT .
Parallèlement, la rupture sociale s’accentue entre le pouvoir et le Nord avec, en 1965,
l’exil en Lybie du Derdé, chef de la communauté Toubou. En février 1968, le FROLI-
NAT déclenche progressivement une guérilla à partir de la Lybie. Ayant renversé le roi
er
Idriss le 1 septembre 1969, Khadafi accorde son soutien au FROLINAT.
A partir de 1971 une dissidence, menée au sein du FROLINAT par Goukouni
WEDDEYE et Hissène HABRE, aboutit à la création du Conseil de commandement
des Forces Armées du Nord (CCFAN). Hissène HABRE prend de plus en plus de l’im-
portance et s’illustre notamment par l’enlèvement, le 21 avril 1974, de l’ethnologue
française Françoise CLAUSTRE.
Le 13 avril 1975, le général Félix MALLOUM prend le pouvoir par un coup d’Etat
au cours duquel le Président TOMBALBAYE est tué. A partir de 1975, une scission a
lieu au sein du CCFAN. Les causes de la rupture entre ces deux leaders nordistes sont
à trouver dans le désaccord sur le traitement de l’affaire CLAUSTRE et davantage sur
les relations avec la Lybie, HABRE se montrant intransigeant sur la souveraineté tcha-
dienne sur la bande d’Aouzou.
A l’issue des accords de Khartoum, le 16 septembre 1977, Hissène HABRE rejoint
le pouvoir de MALLOUM où il occupe, le 29 août 1977, le poste de Premier Ministre
d’un gouvernement de transition.
Le 29 janvier 1978, la faction du CCFAN dirigée par Goukouni WEDDEYE, avec le
soutien de la Lybie, lance un offensive qui aboutit à la conquête de Faya Largeau et à la
création des Forces Armées Populaires (FAP).
La première bataille de Ndjamena (1979)
Le gouvernement de MALLOUM se caractérise par des antagonismes régionalistes
et des conflits de préséance entre le Président et le Premier Ministre. Ce dernier refuse de
désarmer ses FAN que des combats opposent, dès le 12 février 1979, aux Forces Armées
Tchadiennes.
En mars 1979, dans le cadre des pourparlers entre la rébellion du Nord et HABRE
d’une part et entre la rébellion et les troupes françaises d’autre part, une trêve est obser-
vée dans les combats. Les FAP de Goukouni en profitent pour franchir le dispositif dé-
fensif français et s’engager dans la bataille de Ndjamena aux côtés d’Hissène HABRE,
sous le prétexte de protéger les populations nordistes. La situation militaire s’embrase
à Ndjamena où s’affrontent les différentes tendances du FROLINAT réunies et les FAT
conduites par le Colonel KAMOUGUE. Défaites, celles-ci se replient à LOUMIA à 80
km au Sud de NDJAMENA.
Cette première bataille de Ndjamena marque la perte du pouvoir politique par le Sud.
3 Robert BUIJTENHUIJS, Le FROLINAT et les révoltes populaire du Tchad, 1965-1976, Mouton, 1978.

