Page 237 - 1992 - XVIII Congresso Internazionale di Storia Militare
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sur les ruincs de Mirola. sur la piace de Tlanepanrla. er enfin il public dans !es
Archiz;es de la Commùsio11 l"érucle d'un manuscrir pré-<Zolombicn. Cerrcs, !es nores
envoyées par Jes officicrs donncnr une impressi an de disparate. Ellcs porrenr essen·
riellement s-ur cles poims dc détail. Mais elles som d'une réeJle valeur, ainsi quc
l"anesrem Ics rapports qui leur som consacrés à Paris.
Parmj !es " voyagcurs" cnvoyés parla Commission parisienne. il en csr dèuJt
qui s'avenrurcnr loin des régions conuolées par l'armée française. Ainsi. J'abbé Bras·
seur de Bourbourg, qui se rend au Yucaran, pour y éruclier Merida. l'ancienne T i-
Hoo, et les ruines d"Uxmal. Il y rrouve, dir-il, ""dc qugi rcmplir rous Ics musées
d' Amcriquc cr d'Europe'" - ce qui ne sera i t possible qui.' si l'empereur Maximilien
n'avair pas imerdir roure exporration d'objers présenranr un caractère archéologique.
Ainsi, Edmond Guillemin, ingénieu r des mines qui p arcourr la Basse-Californie.
Mais ces deux hommes consriruenr deux cxceprions. lls ne voyagenr que dans des
rerriroires marginaux.les aurres "voyageurs'" ne pcuvenr accomplir leurs missions
que sous la protecrion de J'armée française. Ainsi, !es rrès acri fs ingénieurs Auguste
Dollfus, E. de Momserrar er Paul Pavie. lls ne pcuvenr faire l'ascension du
Popocarepclr qu'accompagnés d'une escone armée fournie par Bazajne '"pour un
remps rrès restreinr'". De m è me, pour ".érudier au poinr de vue géologique !es nom-
breux districts miniers'" qu i enrou rent G uanagnaco, ils doivenr "suivre une colonne
de troupes qui vonr rejoindre l'armée dans le Nord; OH cerraines parries de la roure
sonr encore infesrées de brigands ou de "guerilleros'". G nice à cene efficace procec·
rion. !es rrois ingénievrs réussissenr à recueillir dcs échanrillons et à dresser des
profils ec mème cles carres géologiques, d'abord de la région siruée cnue la Vcra-
Cruz et Mexico. puis du Popocacepelc. Leurs phorographies complèrem une ca ree
copographique et géologique de la vaUée de :Mexico. exécucée en commun. " Par
sui re de l'étar du pays'", ils doivenr rcnoncer à visirer la province de Michoacan
- au bord du Pacifique, à I'Ouest de Mexico - et concenrrer leurs effons sur
!es deux disrricr.s dc Sulepec et dc T asco. Leurs travaux so n t rrès appréciés de leur
rapportcur. Sainte-Claire-Deville. et publiés avec leurs carrcs clans !es A,-c/Jivts. Er
c'est sans doure à cause de l'aggravarion de la siruarion polirico-miJiraire que Jes
rrois infacigables ingénieurs conrinuenr leurs rechercbes au Salvad.or et au Guatemala,
pays qui se rrouvenr d'ailleurs inclus dans le Jarge programme de la Commission.
Lcs "voyagcurs" rravaillanr à Mexico ou aux environs bénéficienc de condi-
rions bien meiJleures. Cesr le cas d'un astronome que l'an a fait venir de la Ha-
vane, André Pocy, à qui le: colone! d'Oucrelaine fair érablir un observaroire à Me:xico,
dom l'alricude est élevée er le ciel très pur. Poey envoie à Paris une "noce su.r la
coloradon er la polarisarion de la lumière de la lune", duram l'éclipse corale du
30 mars 1866. Me:xico esr égalemcnr la résidcnce de l'archéologue Léon Méhed.in.
Il y crée un musée, sous le haur parronage de Maximilien. Suivanr les conseils du
baron Gros, qui a visiré er dessiné en 1833 les monuments an(iens sicués da ns !es
envi.rons de la capiralc. il se rend à Tcorihuacan et à Xochicako. Il peuc cnvoyer
à Paris une collection de dessins er de calquf's coloriés, puis un ensemble de planC:hcs,

