Page 238 - 1992 - XVIII Congresso Internazionale di Storia Militare
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de nombrcuses nores, des esrampages dc bas-relicfs ct de smrucs, le ''dessin géomé·
tdque" du monumcnt qu'il n découverr à Xochicalco. Chose curieuse. ce "rcocal·
li" constirucra, pour uo vasre public, la principale conséquence d'ordre sciemi·
fìque ou culrurel de l'ex:pédition dll Mexique. En effer le colooel d'Ourrelaine pense,
dès le printemps 1866, à l'exposidon qui doir avoir lieu à. Paris l'année suivante.
[l souhaite que soient présenrés au public, à. certe occasion, "les principaux résul·
tars des rravallx accomplis par l'expédition scienrilìque". Ainsi, lors de cene expo·
si don qui a 1ieu à parcir du lcr a veli 1867, une réplique du "reocalli" de Xopchicalco
figure sur le Champ-de-Mars. Ce sera dans sa villa Emilia, à Meudon, que sera
réinstallé par Méhedin ce pirtoresque pavillon. Une auree réplique de ce monu·
menr sera édifiée sur le Champ-de·Mars lors de l'exposition de 1889.
L't Commission sciencifique avair vu grand. Elle avair voulu devenir l'équivaleme
dc l'!nsrirur d'Egypre. Elle avair mcmc fait rechercher daos les bibliothèqucs de
Madrid les ouv[ages imprimés et surrout manuscrits coocernanc le Mexique, er fair
invenrorier les anriquirés mexicaines conservécs à Copenhaguc. Elle érait en train
d'acquérir une audience inrcrnarionale. Elle avair pour membres correspondan[S
des espagnols, des allemands et mème un industrie! américain, William Hay, qui
désirait "contribuer aux nobles rravaux que la Commission sciencifique dc France
(enueprenair) si généreusemenr da"ns ce pays".
U convienr de souligncr que rouc n'était pas perdu pour le presrige français
au Mcxique. L'effondremem de l'empire de Maximilien a vaie éré l'occasion de san·
glan[S règlements de compres, mais ceux·ci avaient épargné Ics éuangers, noram-
rncnr les Fran.çais. Aussi, en 1873, le français Auguste Le Plongeon, peur enrrcprendrc
des fouilles à Chichen·1t:za et e n 1880, il en est de m eme de Désiré Charnay à Tula.
C'esr·à-dire que la colJaborarion françaisc à la décou.verte du passé mexicain ne
s'esr pas u ouvée défìniti,•ernenr brisée par un épisode malheurcux. Enfìn, il est,
dans l'ordre culrurel, une autre conséquence de l'expédirion du Mexique. L·expres·
sion "Amérique l.atine"- c'est un hisrorien iralien qui nous l'appreod, M. Rug·
giero Romano- rclève en grande parti e de la policique de Napoléoo lli: elle deva i t
constituer une sorre dc préparation psychologiquc à l'opérarioo mexicaine. Com·
bartue tour oar:ruellemenr par les espagnols, au nom de la hi:Ipanidad, et par Ics Etars·
Unis, au nom du panaméricanisme, elle n'en devaic pas moins connairrc uo succès
total. De nos jours, elle a été ad"optée unanimemenr .Par !es media et par Ics opi·
nions les plus différenrs de rous !es pays du monde.

