Page 462 - 1992 - XVIII Congresso Internazionale di Storia Militare
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ces de l'expansioo commuoisre» !2.!>. Non seulement il y allait du principe de la
soiidarité encre les démocraties, mais on concevait que la sécurité et la prospérité
du Canada écait éuoiremem liées à celle de l'Europe occidema.le. l es pays euro·
péeos ne devaieor pas bascu.ler dans le camp soviérique. lls devaienr au conrraire
hre associés solidement dans une alliaoce transadanrique, nuranc au niveau mili-
raire que polirique er économique. Faute de quoi, le gouvernemenr canadicn ne
pourrait plus disposer de contrepoids pour diminuer l'influence américaine sur
le Canada et perdrait de nombrcux alliés qui, au scio d'une alliance, pourraicnr
lui permerrr<: d'exprimer son poi m de vue dans le concen des nations occidemales
et de renforcer son inOuence à Washiogton. Toures ces raisons sonc amples témoi-
gnages du fait que le couplage servalr les inrérets canadiens c:c que, co ce scns, la
menacc soviéciquc fuvorisait ies desseins d'Octawa.
La plupart des politiciens er diplomarcs canndiens éraicnc tcllemenr préoccu·
pés par la création d'une alliance, qui ne sen1ic qu'une étape vers une conscruction
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politique beoucoup plus é.laboréeC l, qu'ils ne concevaienc pas tout d'abord la
nécessité de fournjr un conùogcnt militaice en Europe. lls voyaienr la solut.ion à
hl meoace posée par l' Armée rouge dans une aUiance suscepcible de dissuader l'URSS
d'utiliser sa puissance militaire pour imposer sa voloncé à un ou plusieucs étnrs
d'Europe occide.nrale a.lors que pour Ics Canadiens, un simple engagement d'assis·
canee muruellc: sufftsnic. l'Alli ance n'avair pas à érre complérée par une organisa-
cion miliraire. Mals, à partir de juin 1950. la craince que les événemenrs de Corée
ne se répercutenc sur le: théatre curopéen inciccra Ics alliés à rénrmer massivemenr.
le Canada, qui avait désarmé radicalement à la fin de la guerre, devra se dorcr
à nouvcau des rroupes néccssaires pour pouvoir erre en mcsure d'cnvoyer des con·
ringents en Corée er en Europe. Ces mesures seronc prises malgré !es réricences ori-
ginclles canadiennes car Orrawa ne pouvair se pcrmercre dc s'isoler cn se renant
à l'écart de la création d'une organisnrion milim.ire et d'un commaodement inrégré
dc I'OTAN. Dnns le conrexte de cene phase diffì.cile dc la Guerrl.' Froidc, l'envoi
d'un importnnt contingent de troupes canadiennes preoait dane une forme politi-
que, notammc:nc pour consolider le couplage scratégiquc.
La création d'une organisarion militai re nord-atlancique va anéancir les espoirs
de fédération occidentale défeodue par les principaux responsables de In diploma-
ric canadienne, dom le premier mìniscre Louis Sainr-Laurem, le minisrre des Affai-
res excérieures Lester B. Pearsoo et cles dlplomates camme E.~cort Rcid. Néanmoins,
le couplage scracégiquc sera cnraciné non par La formation d'une «fédération nord-
adancique• mais plutòt pnr le crairé de Washington et ln présence milirairc cana-
dicnne et américaine en sol europécn. Ces deux dimcnsions paraissenc désocmais
indivisibles, l'une pouvam diffic.iJemem cue crédible sans l'aucre.
Le processus de miliwrisation de l'Alli ance provoquec-a une réoriemation de
la diplomacie canadienne qu.i, à parrir de 1952, cesscca d'insiscer sur l'inrégracion
économique occidenralef2)l et merrra dorénavanr l'accem sur la coopérarion et la

