Page 329 - Conflitti Militari e Popolazioni Civili - Tomo II
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             Mais n’oublions pas le côté convivial de ce congrès.
             Chers amis italiens. Par ce congrès, vous avez resserré les liens d’amitié entre les mem-
          bres de la Commission Internationale d’Histoire Militaire. Vous avez transformé ces liens en
          câbles solides qui auraient fait honneur à l’Arsenal de Venise.
             Les personnes accompagnantes ont été gâtées avec des excursions magnifiques qui n’ont
          pas manquées de soulever une certaine jalousie de la part des participants au programme
          académique.
             L’accueil au château de Duino, le mardi soir, par Madame Bassa Poropat, présidente de la
          province de trieste, est devenu inoubliable.
             Nous autres, historiens militaires, nous nous occupons de l’art de la guerre, c’est-à-dire
          des travaux de Mars, dieu de la guerre. Nous adorons Clio, Muse de l’art de l’histoire. Dans
          ce congrès, nous avons savouré l’art culinaire de trieste. Cependant qui est la muse de cet
          art ? J’ai consulté plusieurs spécialistes parmi nous et ils m’ont dit que cette muse doit cer-
          tainement s’appeler italia.
             Le mercredi 3 septembre est devenu, pour plusieurs raisons, un jour inoubliable pour
          nous tous.
             a la base de l’armée de l’air de Rivolto, nous avons admiré la haute compétence des
          pilotes italiens.
             La rencontre avec les Dragons bleus nous a donné une idée des missions accomplies par
          ce régiment fameux.
             La visite à la basilique d’Aquileia nous a démontré son importance, au double sens du
          mot, cruciale dans huit siècles d’histoire.
             A Redipuglia, nous nous sommes recueillis devant le Sacrario Militare. En témoignant
          notre respect à ceux qui y ont trouvé leur dernier repos, nous nous sommes rendu compte de
          notre responsabilité d’historiens militaires de maintenir vivante la mémoire de tous ceux qui
          ont donné leur vie dans les guerres et conflits.
             Quant à la contribution indispensable des interprètes, je voudrais exprimer mon admira-
          tion pour leur travail.
             Chers interprètes, vous connaissez Dante mieux que moi. En entrant dans vos cabines,
          est-ce que vous avez pensé à l’inscription que j’ai cité au début de ce petit discours ?
             Certains orateurs avaient une tendance à parler un peu vite, pour me servir d’un euphé-
          misme.
             Vos cabines, étaient-elles parfois un enfer ? Ou un purgatoire ? Théologiquement parlant,
          ce n’est pas correcte, mais pour nous, même en enfer, vous étiez de vrais anges gardiens.
             Quoi qu’il en soit, le paradis s’ouvre pour vous maintenant, et un grand merci pour votre
          contribution au succès de ce congrès.
             Chers amis italiens, sur les rives de l’adriatique, nous nous sommes baignés dans votre
          hospitalité chaleureuse. Nous vous en sommes très reconnaissants.
             Mesdames et Messieurs, demain nous allons retourner chez nous. Ou pour me servir
          d’une expression plus appropriée dans l’Italie de la civilisation romaine, nous allons rejoin-
          dre nos pénates et nos lares, ou en latin Penates et lares.
             en savourant encore les bons souvenirs de trieste, nous continuerons l’année prochaine,
          en vrais Argonautes, notre pérégrination vers les rives du Douro à Oporto au Portugal.
             Je vous remercie pour votre attention.
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