Page 328 - Conflitti Militari e Popolazioni Civili - Tomo II
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830                                XXXIV Congresso della CommIssIone InternazIonale dI storIa mIlItare • CIHm

           compositeurs.
              Combien grande était notre surprise de la soirée musicale du jeudi, offerte par le général
           andrea Caso, commandant territorial de Friuli Venezia Giulia. Nous avons écouté avec ad-
           miration la brigada Giulia,les Bersaglieri et le Gruppo incontro.
              C’est ce qui m’amène à appeler la cérémonie de l’Ammaina Bandiera du dimache passée
           une ouverture bien orchestrée d’un congrès de cinq jours, disons le prélude d’un opéra en
           cinq actes.
              Colonel Paesano, président de la Commission Italienne d’Histoire Militaire, en organi-
           sant ce congrès, vous avez déployé de grandes qualités, si j’ose dire, de compositeur et de
           chef d’orchestre.

           Chers amis
              Comme c’était le cas dans les autres congrès de notre commission, la diversité des com-
           munications ici à Trieste, était grande. On se demande pourquoi ?
               La réponse est, d’après moi, que les historiens ne regardent pas le passé, y compris
           l’époque contemporaine, depuis un observatoire commun, scrutant le même horizon, avec
           les mêmes outils.
              tout historien a sa propre tour de guet, son propre panorama, son propre matériel.
              Si j’observe depuis le mirador de Trieste, plaque-tournante et carrefour de plusieurs ci-
           vilisations, je vois l’étendu des champs de recherches des Commissions italienne, slovène,
           autrichienne, hongroise, roumaine, bulgare et grecque. la géographie génère la diversité qui
           caractérise l’ensemble des communications des historiens de l’Europe de l’Asie, de l’Afri-
           que, du Proche Orient et des deux Amériques.
              Un autre élément qui contribue à cette diversité est l’actualité de l’histoire contemporaine.
           Pour illustrer mon propos, je recours à une métaphore empruntée à la science volcanique.
              Le professeur Jean-Nicolas Corvisier nous a parlé de la notion de civil dans le monde
           grec. Pour moi, l’ancienne civilisation grecque est un volcan éteint dont la lave refroidie
           continue à fertiliser notre civilisation actuelle.
              En revanche, l’histoire de l’Iraq, de l’Afghanistan et la lutte contre le terrorisme me fait
           penser à un volcan en pleine activité. Entre ces deux états volcaniques s’étale, dans le temps
           et dans l’espace, toute une série de conflits, porteurs d’effets politiques, sociaux et culturels.
              Si les approches, dans les communications, étaient parfois différentes, l’objectif était
           toujours le même : contribuer à l’évolution de l’histoire militaire. Nos discussions étaient
           fructueuses grâce aux fondements de notre Commission Internationale d’Histoire Militaire,
           à savoir : ouverture d’esprit, compréhension mutuelle et confiance dans l’avenir.
              Quant à moi, je me demande, si, en raison de la diversité des communications, nous
           avons construit un édifice à l’architecture rigoureuse. Ou faut-il plutôt parler, n’en déplaise
           la Commission espagnole d’histoire militaire, d’une cathédrale inachevée comme celle de
           Gaudi à Barcelone ?
              L’histoire de l’Arsenal de Venise et de ces fonctions de stockage, de construction et
              de lancement nous apprend l’importance d’une telle institution pour avoir permis la réa-
           lisation d’entreprises de grande envergure.
              a mon avis, nous avons rassemblé du matériel de grande valeur pour garnir l’arsenal de
           l’historien militaire.
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