Page 327 - Conflitti Militari e Popolazioni Civili - Tomo II
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          Le congrès de Trieste en rétrospective


          CorNELIS M. SChULTEN




          Mesdames et Messieurs, chers Amis
              e discours de clôture me rend perplexe quant à sa teneur. En effet, donner la rétrospec-
          Ctive de ce congrès réussi et riche n’est pas une mince affaire.
             Parler des communications, après le bilan scientifique, dressé par les professeurs Piero
          del Negro et Massimo de Leonardis, me paraît une gageure intenable.
              evoquer toutes les activités du programme social sans en oublier une seule dépasse mes
          capacités de participant. Bref, donner une rétrospective qui fait justice aux efforts déployés
          par la Commission italienne d’histoire militaire est une entreprise infernale.
             Chers amis, avant de venir à Trieste j’ai relu la Divina Commedia de Dante et entrant dans
          cette salle, je me suis rappelé l’inscription que le poète a accroché à l’entrée de l’enfer : «O,
          vous qui entrez, laissez toute espérance»!
              Mais, chers amis, cet avertissement ne s’applique-t-il pas à vous aussi ?
             A la fin de ce congrès, peut-être épuisant puisque très réussi, ayant plié déjà vos bagages,
          faut-il encore subir un long discours académique ? Rassurez-vous, vous êtes entrés dans cette
          salle que vous aller quitter sans devoir perdre l’espérance, car je vais faire un effort pour ne
          pas parler trop longtemps.
              Chers amis, je dois d’abord vous donner des nouvelles de notre président d’honneur
          andré Corvisier.
             Je l’ai vu il y a un mois et il m’a demandé de vous adresser ses meilleurs souhaits et
          souvenirs. Il regrette infiniment de ne pas être ici. Son âge- dans une semaine il aura quatre-
          vingt-dix ans- ne le lui permet plus.
             Mais je peux vous assurer que, du moment où on lui parle de la Commission Internatio-
          nale d’histoire militaire, ses yeux se mettent à étinceler et il rajeunit de vingt ans.
             Par la pensée, André Corvisier et son épouse Micheline ont été avec nous.
             Mesdames et Messieurs, le thème de ce congrès » Conflits militaires et populations civi-
          les » est d’une actualité brûlante. Dans son mot de bienvenue, le général Vincenzo Camporini
          l’a clairement évoqué.
             Je cite : Le sujet est, malheureusement, également très actuel. Fin de citation.
             Si, dans la langue, la distinction entre militaire et civil semble claire, car les militaires ont
          à regretter des pertes, les civils ne parlent que de victimes innocentes, la ligne de démarcation
          entre ces deux notions est assez floue.
             le congrès a commencé dimanche soir avec la cérémonie de l’ammaina Bandiera sur
          la Place dell’ Unita, effectuée par la fanfare des Bersaglieri et des contingents de l’Armée
          italienne.
             L’amiral Dominico Passaro nous y a montré comment en Italie, les forces armées sont
          ancrées dans la population civile. ainsi il a mis l’accent sur un aspect important des relations
          entre le militaire et le civil.
             La musique des Bersaglieri et de la Civica Orchestra di fiati Giuseppe Verdi-Citta di
          Trieste a illustré une fois de plus que l’Italie est le pays de Verdi et de tant d’autres grands
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