Page 305 - Airpower in 20th Century - Doctrines and Employment
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la doCtrine d’emploi des troupes d’aviation suisses durant le xxème sièCle
ainsi pour celle-ci un rôle d’exploration, de renseignement et de liaison. Elle doit
également être en mesure de pouvoir empêcher les escadrilles ennemies d’évoluer
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au-dessus de notre territoire. L’organisation des troupes prévoit la création de 5
groupes d’aviation, chacun destiné à une mission particulière. Le premier, composé
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de 6 compagnies d’avions légers sert à l’exploration rapprochée et l’observation
pour l’artillerie. Cela représente une compagnie par division. Le second groupe se
compose également de 6 compagnies, destinées aussi aux divisions. La mission de-
meure la même mais les appareils doivent être plus puissants afin d’évoluer en mon-
tagne. Les troisième et quatrième groupe sont tous deux composés de 6 compagnies
d’avion d’observation lourds. Le troisième groupe est également destiné aux divi-
sions pour les missions « difficiles » tandis que le quatrième est destiné au comman-
dement de l’armée pour l’exploration lointaine. Le cinquième groupe est également
à disposition du haut commandement et se compose de 6 compagnies d’aviation de
chasse, « chargés de protéger, contre les attaques des escadrilles de bombardement,
le terrain situé en arrière du front de l’armée. » On renonce, en revanche, à acquérir
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des avions de bombardement ainsi que des avions blindés armés de mitrailleuses.
Un état-major des troupes d’aviation est également mis sur pied avec, non pas la
mission de commander les troupes, mais de s’occuper des questions intéressant les
troupes d’aviation au sein de l’Etat-major général.
Cette première ébauche nous permet de faire quelques constatations intéressan-
tes : les deux missions confiées à notre aviation sont la chasse et l’exploration. La
seconde tâche obtient la priorité. Ensuite, il est prévu de subordonner, en cas de
service actif, trois groupes aériens aux trois corps d’armée, respectivement aux divi-
sions, alors que deux groupes restent à disposition du commandement de l’armée.
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On ne choisit donc pas la concentration des forces mais on préfère mettre les moyens
directement à disposition des Grandes unités, même si en temps de paix, les unités ne
sont pas endivisionnées. Ces tâches sont entérinées par le règlement du Service en
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campagne de 1927, quoique dans une priorité différente que celle donnée dans le do-
cument Organisation des troupes : on y définit en effet la chasse comme la mission
principale de l’aviation. Néanmoins, cette organisation reste un vœu pieu, car le
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16 Ibid., pp. 68-69.
17 On ne parle alors pas d’escadrille au sens moderne, puisque le document Organisation des troupes
se réfère à des escadrilles composées de 30 à 60 avions ! Le document fait alors allusion à des
compagnies d’aviation qui comprennent alors autant le personnel volant que les rampants. Cette
particularité est par ailleurs relevée par les aviateurs eux-mêmes : Etienne Primault: Les possibilités
de l’aviation militaire suisse in “Revue militaire suisse”, n°4, 1927, p. 155.
18 Message du Conseil fédéral à l’Assemblée fédérale relatif à une nouvelle organisation des troupes.
(Du 6 mai 1924.), op. cit., pp. 76-77. Pour l’emploi tactique de ces types de formations voir : Maj
EMG Ackermann: Emploi de l’aviation en temps de guerre in “Revue militaire suisse”, n°7, 1932,
pp. 327-341.
19 Ibid., p. 146.
20 Ibid., p. 244.
21 Règlement Felddienst, 1927, Berne, DMF, pp. 35-39.

