Page 595 - Le Operazioni Interforze e Multinazionali nella Storia Militare - ACTA Tomo I
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          shasa (30 juin 1960) et se termine par la prise du pouvoir par Joseph Mobutu. Emeutes,
          soulèvements populaires, répressions sanglantes, mutineries des forces de défense et de
          sécurité mais surtout la sécession du Katanga (animée par Moïse Tshombe et appuyée
          par la Belgique, notamment la puissante Union minière du Haut Katanga UMHK) ryth-
          mèrent la période. Déclenché en pleine guerre froide au cœur du continent africain, le
          conflit, qui servit de théâtre aux luttes d’influences entre les USA et l’URSS, devait se
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          dénouer suite à l’opération de maintien de la paix de l’ONU , mais dans la douleur des
          milliers de victimes dont le Premier ministre Patrice Lumumba, assassiné en 1961, et
          celle du secrétaire général des Nations unies, Dag Hammarskjöld, décédé dans un acci-
          dent d’avion à Ndola.
             Initialement établie pour assurer le retrait des forces belges, aider le gouvernement
          à rétablir l’ordre public et fournir une assistance technique, le mandat de l’ONUC a été
          ultérieurement modifié pour lui permettre d’assurer le maintien de l’intégrité territoriale
          et de l’indépendance politique du Congo, de prévenir la guerre civile et d’assurer le re-
          trait de tous les conseillers et forces militaires et paramilitaires étrangers ne relevant pas
          des Nations Unies, ainsi que de tous les mercenaires. La chronologie des événements
          suggère une répartition des opérations militaires en trois phases : une première phase
          (11 septembre 1961 - mi-octobre 1961) ; une seconde phase (mi-octobre – fin décembre)
          et une troisième rythmée par le dénouement et la fin de la sécession katangaise (janvier
          1962-janvier 1963).

          a)  Première phase : revers et déroutes de l’ONUC: la leçon de Jadotville.
             Durant la première phase, l’initiative revenait à l’armée katangaise. Elle démarre le
          11 septembre 1961 suite à la réception des plans de liquidation de la sécession katan-
          gaise dénommée « opération Morthor » par Conor O’Brien, représentant du Secrétaire
          général au Katanga. Deux jours après l’échec des pourparlers du lundi 11 septembre
          1961 entre le commandant Quinlan (ONUC) et des officiers katangais autour des objec-
          tifs de la mission (maintien de la paix), fut déclenchée l’opération Morthor dont le but
          consistait à anéantir par la force la sécession katangaise. Après le déclenchement des
          hostilités le 13 septembre à 4h20 du matin par des troupes onusiennes (composés surtout
          d’éléments indiens et malaisiens) avec l’attaque de la grande poste d’Élisabethville et
          la prise de la radio, les affrontements entre les gendarmes katangais et les troupes onu-
          siennes (principalement indiennes et irlandaises) gagnent rapidement d’autres localités
          comme Kolwezi, Kamina ou Jadotville.
             Mais c’est dans cette dernière que la situation de la compagnie A du 35e bataillon
          d’infanterie irlandais prise en tenaille après le siège de la ville par les forces katangaises
          devient critique. À Jadotville base de la compagnie A du 35  bataillon d’infanterie irlan-
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          dais placé  sous le  commandement P.J. Quinlan, la situation s’avérait précaire du fait
          des problèmes d’approvisionnement en eau et en électricité auxquels s’ajoute un équi-
          pement, notamment un armement léger fort modeste constitué de fusils Lee Enfield n°4,
          mitraillettes Carl Gustav M45, mitrailleuse lourde Vickers et un mortier de 81 mm. Ce
          13  Gendebien P-H, L’intervention des Nations Unies au Congo, 1960-1964, Mouton et Cie et IRES, 1967, pp.
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