Page 598 - Le Operazioni Interforze e Multinazionali nella Storia Militare - ACTA Tomo I
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           lwezi. Ne restait dès lors, au début de l’année 1963, que Kolwezi devenu le dernier
           bastion katangais, repli du gouvernement sécessionniste. Désemparé devant la marche
           des troupes onusiennes,Tshombe brandit la menace de destruction des barrages hydroé-
           lectriques Delcommune et Le Marinel qui, rapidement, suscita l’opposition de l’Union
           minière du Haut Katanga obligée de faire appel aux services des mercenaires pour le
           déminage des barrages.. Les dissensions notées à partir du 10 janvier 1963 au sein des
           forces katangaises hétéroclites (soldats africains, belges, mercenaires, forces tribales)
           allaient précipiter la chute de l’Etat katangais. Après la proclamation le 14 janvier 1963
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           de la fin de la sécession par  le gouvernement katangais  et la fuite, le 20 janvier, des
           derniers mercenaires vers l’Angola, Kolwezi, ville ouverte, est prise par les troupes
           onusiennes le 23 janvier.


           2)  Leçons et enseignements
           a)  Portée et limites du mandat
              La crise du Congo 1960-1964 revêt les caractères d’un conflit armé conventionnel
           et non-conventionnel. Si le caractère conventionnel s’explique par  l’implication des
           soldats, clairement identifiés, se battant sans utiliser d’armes de destruction massive,
           l’aspect non-conventionnel fait référence à  la guérilla, les mouvements de rébellion et
           de sécession. La nature et le caractère du conflit expliquent la complexité et la délica-
           tesse du mandat de l’opération ONUC.
              Le recours à une force multinationale comporte un certain nombre de défis en termes
           d’efficacité. Il s’agit d’abord de procéder à la création d’un système de commandement
           et de contrôle efficace (y compris pour le renseignement); ensuite considérer la prise
           en compte des restrictions nationales régissant le recours aux éléments de force. Il s’y
           ajoute ensuite l’élaboration d’un système logistique conforme aux exigences nationales
           et internationales ainsi que la  mise en œuvre des mesures afin de renforcer l’interopé-
           rabilité, telles que l’élaboration d’une doctrine et de procédures opérationnelles com-
           munes. D’une manière générale, les opérations multinationales, menées conjointement
           par les forces de deux ou plusieurs nations, représentent de plus en plus la norme pour
           les opérations expéditionnaires. Dès lors que ces opérations sont également interarmées,
           la compréhension des concepts, de  la doctrine et des procédures applicables à la planifi-
           cation, à l’organisation et à la conduite de ces opérations devient un impératif.
              La crise congolaise et le recours à l’ONUC pose la question des modalités des inter-
           ventions à l’intérieur des Etats en crise. La multinationalité, notamment dans le cas du
           Congo, pose la question dont s’exercent le commandement et le contrôle dans le cadre
           d’une opération multinationale, de forces armées souvent hétérogènes, les structures et
           relations de commandement et de contrôle lorsqu’il s’agit d’opérations assez complexes,
           convoquant l’interposition, le maintien de l’ordre, la reconquête militaire, l’assistance
           technique (formation de cadre, volet formation militaire, etc.).
              Un véritable dilemme se posait devant l’ONU : le mandat tout en prévoyant le main-




           14  Ludo De Wittle, L’assassinat de Lumumba, Paris, Karthala, 2000, p. 405.
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