Page 600 - Le Operazioni Interforze e Multinazionali nella Storia Militare - ACTA Tomo I
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600 XXXIX Congresso della CommIssIone InternazIonale dI storIa mIlItare • CIHm
b) Les opérations aériennes
Durant la première phase des opérations militaires, le dispositif aérien a été l’une des
failles de l’ONUC. En effet, l’absence d’une composante appui aérien, d’une capacité de
transport aérien stratégique/tactique ont pesé lourdement sur la déroute des troupes onu-
siennes. Sans appui aérien, isolées dans la forêt équatoriale, les troupes onusiennes ba-
sées à Elisabethville furent cible privilégiée de l’aviation katangaise. Même la résidence
de Conor O’Brien, représentant du Secrétaire Général au Katanga, ne fut pas épargnée.
Le retournement de situation qui s’opéra durant la seconde phase ne fut rendue pos-
sible que grâce à la dotation d’une flotte aérienne composée de cinq chasseurs Saab J
29 Tunnan suédois (ensuite 2 J 29C de reconnaissance en novembre 1962 et 4 J 29B
en décembre 1962) basés à Luluabourg puis à Kamina, 6 bombardiers English Electric
Canberra B(I) Mk58 indiens et 4 North American F-86 Sabre éthiopiens positionnés à
Léopoldville.
c) Le financement et le jeu des superpuissances
Le Congo des années 1960 constitue un enjeu de la confrontation Est-Ouest .D’une
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manière générale, l’utilisation de la force par l’ONUC a eu des conséquences pour le
système des Nations Unies dans sa politique de maintien de la paix. Pour plusieurs
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observateurs, l’ONUC fut assimilée à un outil de la politique étrangère américaine . Du
côté soviétique, dès le début de la crise congolaise, l’URSS, à travers les déclarations de
Khroutchev, adopta une attitude menaçante avec des menaces d’intervention qui vont
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accélérer l’internationalisation de l’affaire congolaise .
En outre, la mission a entraîné une crise financière qui allait retentir dans les opéra-
tions ultérieures. Le coût annuel de l’ONUC évalué à 66 millions de dollars, a lourde-
ment épuisé le budget global de l’ONU estimé à 70 millions $. Dans un rapport du SG
de l’ONU sur le Congo, la dépense totale pour l’ONUC (1960-1964) est estimé à 433
20
millions $ . Le déficit budgétaire provoqué par l’opération fut d’autant lourd que la
France, écartée par les Américains dans le plan de réorganisation de l’armée congolaise,
refusa de contribuer, de même que l’URSS .
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17 Gérard-Libois, J et alii.,Congo 1960, échec d’une décolonisation, 2D. André Versaille, CRISP, 2010.
18 Voir: Gibbs D, « The United Nations, international peacekeeping and the question of impartiality :revisiting
the Congo operation of 1960 », Journal of Modern African Studies, 38(3): 359-82, 2000.
Weissman, Stephen R. (1974) American Foreign Policy in the Congo, 1960-1964, Cornell Univ. Press.
19 Documents Diplomatiques Français, Commission de publication des DDF. Pièce 177, Note de la sous-
direction d’Afrique « Politique américaine au Congo et intérêts français », Paris 15 mars 1965, pp. 447-448.
20 Télégraphe de NY No 712/NU du 3 juillet 1964, non publié, in : Documents Diplomatiques Français,
Commission de publication des DDF.Pièce 177, Note de la sous-direction d’Afrique « Politique américaine
au Congo et intérêts français », Paris 15 mars 1965, pp. 447-448.
21 Nicholas H.G, The United Nations as a Political Institution, 5 edition, Oxford University Press, 1978, p. 65.
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