Page 597 - Le Operazioni Interforze e Multinazionali nella Storia Militare - ACTA Tomo I
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          l’absence d’une aviation militaire pour mener des opérations militaires et effectuer des
          liaisons dans une régions aussi vaste que le Katanga.

          b)  La deuxième phase (octobre – décembre 1961) : retournement de la situation et re-
             prise en main progressive du Katanga
             Bien avant même les échanges de prisonniers de l’ONUC à Élisabethville contre
          des soldats katangais, l’ONU constate, avec amertume, dès octobre 1961, le retour de
          mercenaires expulsés, sous le couvert d’emplois civils. Tirant les leçons de la défaite
          des troupes engagées dans les premières opérations, notamment les failles au niveau
          de la couverture aérienne, l’ONU décide de se doter d’une flotte aérienne pour parer à
          toute éventualité. Dans ce contexte, cinq chasseurs Saab J 29 Tunnan suédois (ensuite 2
          J 29C de reconnaissance en novembre 1962 et 4 J 29B en décembre 1962) furent basés à
          Luluabourg puis à Kamina, 6 bombardiers English Electric Canberra B(I) Mk58 indiens
          et 4 North American F-86 Sabre éthiopiens à Léopoldville.
             Consécutivement à la mise en place du dispositif aérien, furent déclenchées des opé-
          rations à partir du 5 décembre 1961 lorsque, à 13h30, les forces de l’ONUC attaquent les
          barrages routiers de l’armée katangaise déployés à Élisabethville en proie à d’intenses
          tirs d’armes légères et de mortiers. Près de deux semaines environ (6 au 18 décembre)
          de violents combats opposent à Élisabethville les troupes Katangaises et onusiennes.
          Les positions katangaises d’Elisabethville sont prises sous les feux nourris des mitrail-
          lages et tirs de roquettes de l’aviation onusienne décisive dans l’issue des combats. Les
          opérations de l’aviation onusienne sur l’aéroport de Kolwezi-Kengere mettent hors de
          combat la plupart des avions katangais, notamment le Fouga Magister. Les mitraillages
          de réservoirs de carburant à Kolwezi, de l’aérodrome de Jadotville-Kamatanda et d’ins-
          tallations ferroviaires à Jadotville par l’aviation onusienne se concrétisent, à partir du 18
          décembre, par une débâcle de l’armée katangaise à Élisabethville passée sous contrôle
          effectif des troupes onusiennes. Harcelées, les troupes katangaises cèdent progressive-
          ment le terrain au moment où l’essentiel des mercenaires regagne  Kipushi avant de se
          replier en Rhodésie du Nord.

          c)  Troisième phase : la chute de l’Etat du Katanga et la fin des opérations
             La reprise des hostilités 24 décembre à Élisabethville est consécutive à la destruction
          d’un hélicoptère de l’ONU par les forces katangaises. En dépit de l’appel à la lutte totale
          lancé le 28 décembre par Moïse Tshombe et la menace du démantèlement du potentiel
          économique du Katanga, la gendarmerie katangaise ne parvint à tenir devant les troupes
          onusiennes renforcées en effectifs.  A la fin de l’année (29 et 30 décembre), l’aviation
          onusienne, notamment les Saab J 29 procèdent à la destruction de plusieurs T-6, d’un
          DH-104 Dove et des 2 DH Vampire katangais basés à l’aérodrome de Kolwezi-Kengere.
          De même, des appareils de la flotte katangaise basés à Jadotville-Kamatanda sont cloués
          au sol suite aux bombardements aériens intensifs. Le 30 décembre la prise de Kipushi,
          ville ouverte, facilite la progression de l’ONUC vers Jadotville occupée le 3 janvier
          1963 malgré la résistance d’unités katangaises et la destruction de 3 ponts sur la Lufira.
             Après la chute d’Élisabethville, Moïse Tshombe prend la fuite et se réfugie à Ko-
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