Page 65 - Conflitti Militari e Popolazioni Civili - Tomo II
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          souvent dans ces luttes d’émancipation coloniale, les excès de la répression qui ont pour but
          d’étouffer le mouvement de résistance, lui donnèrent en définitive, un caractère plus impé-
          tueux, allant jusqu’à le consacrer sur le plan international.
             Le mardi 29 janvier 1952, 600 soldats de la Légion Etrangère ont mené l’opération «ra-
          tissage du Cap Bon» avec une barbarie jamais subie auparavant: exécutions sommaires, dé-
          membrement de cadavres, viols et avortements de femmes, dynamitage de plusieurs dizaines
          de maisons, pillages. Ces évènements, connus sous le nom d’évènements de tazarka, susci-
          tèrent une grande émotion en France et dans le monde ainsi qu’une insurrection en tunisie.
             Les Ultras (des colons) créèrent une organisation secrète, “la Main rouge” qui organisa
          impunément (des autorités françaises) un réseau de répression parallèle (terrorisme gratuit,
          fusillades,  attentats,  exécutions  sommaires  de  dirigeants  politiques,  syndicalistes  …).  La
          Main rouge acquérait une sinistre renommée en exécutant le leader syndicaliste Farhat Ha-
          ched le 5 décembre 1952 et plusieurs dirigeants Néo-Destouriens dont Hédi Chaker le 13
          septembre 1953. Suite à quoi, une organisation secrète, appelée “La Main noire” fut créée
          par le Néo-Destour dans le but de liquider les collaborateurs et les membres identifiés de la
          Main rouge.


          Les caractéristiques de La résistance
             La résistance armée se déclencha un peu partout, prit plusieurs formes et connut plusieurs
          étapes, ce qui obligea la France à relancer de nouveau le canal des négociations, et ce malgré
          la poursuite de la répression et des ratissages pour débusquer les résistants et les militants.
          Ceux-ci présentaient une menace réelle pour la vie des colons et provoquaient un climat de
          tension et d’épuisement dans les rangs des troupes françaises, car la résistance désormais se
          généralisait. Les groupes secrets s’attaquèrent à tous les intérêts coloniaux, provoquant le
          départ forcé de certains colons qui se rendirent compte que les autorités coloniales étaient
          incapables de les protéger contre ces actions de la résistance armée. Cette résistance se dis-
          tinguait par les caractéristiques suivantes.

          1 procédés de combat
             Il a été remarqué qu’au fur et à mesure que la résistance évoluait, ses procédés devenaient
          de plus en plus adaptés.
             En effet, au cours des première et deuxième phases, les résistants ont certes eu recours à
          des procédés tels que l’embuscade, le raid, le harcèlement et le combat des rues. Néanmoins,
          ils commirent la faute de lancer des attaques frontales et de se mettre en position de défense
          ferme face à un ennemi mieux équipé et numériquement supérieur.
             Par contre, lors de la troisième phase, conscients de leurs faiblesses, les résistants ont tou-
          jours évité les attaques frontales pour recourir à la guérilla sous ses diverses formes. Misant
          sur la surprise, ils ont mené des embuscades, des coups de mains, attentats, des sabotages et
          des actions de harcèlement sur les arrières de l’ennemi pour perturber la vie économique et
          sociale des colons.
             Des actions ont été menées aussi contre les symboles de la souveraineté coloniale, à sa-
          voir les troupes de l’armée, de la sûreté (gendarmerie et police), le domaine public, les fonc-
          tionnaires, les propriétés privées, les voies de communication, les voies ferrées, les transports
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