Page 66 - Conflitti Militari e Popolazioni Civili - Tomo II
P. 66

568                                XXXIV Congresso della CommIssIone InternazIonale dI storIa mIlItare • CIHm

           en commun urbains, les lignes téléphoniques, les fermes coloniales etc.
              Les résistants utilisaient dans leurs opérations des armes à feu, des armes blanches, des
           explosifs, des cocktails incendiaires et même les bâtons et ce, selon le type d’action à mener.
           Ils procédèrent à des actions d’éclat pour faire régner la terreur dans les milieux coloniaux.
           •   La guérilla
              Ce fut la forme principale qui conduisit toutes les actions de la lutte armée, à base d’at-
           taques surprises et de replis rapides pour minimiser les pertes. la connaissance du terrain,
           surtout des itinéraires, caches et abris fut la clé de voûte de cette forme d’action.

           •   L’effet de surprise.
              Cette tactique fut souvent adoptée : attaques d’objectifs ennemis pendant les jours fériés
           et vacances, là où les résistants furent les moins attendus; attentats sur des quartiers euro-
           péens bien gardés et les fermes coloniales.
           •   Perturbation de la vie économique et sociale
              Elle fut réalisée par la mobilisation de l’ensemble de la masse populaire dans la lutte
           contre l’occupant par tous les moyens pacifiques et armés. La vie économique et sociale
           fut touchée par les perturbations généralisées orchestrées par un commandement unifié du
           «Néo-Destour ou de l’UGTT (Union Générale des Travailleurs Tunisiens)». Il y eut aussi une
           incitation à la rébellion, au refus du service militaire obligatoire, à la désertion des incorporés
           pour rejoindre les groupes de résistants.

           •   L’attentat
              Il vise surtout à saper le moral de l’occupant et à faire régner une ambiance d’insécurité
           chez les colons. Ces attentats ont été commis contres des P. C militaires, des postes de poli-
           ces, des collaborateurs. Exemples : l’assassinat du directeur de l’Administration centrale de
           l’Armée française (De la Paillonne) (24 – 07 – 1954) et du colonel Durand (commandant les
           forces coloniales stationnées à Sousse) en plein centre de la ville de Sousse en 1954.

           •   Le sabotage
              C’est un procédé utilisé avec succès par la résistance visant à réduire le potentiel matériel
           et infrastructurel adverse : Sabotage des moyens de transport et des lignes téléphoniques …
           •   L’embuscade
              Utilisée contre les troupes coloniales en mouvement, un procédé largement utilisé durant
           toute la période de la colonisation.
           •   Le coup de main
              C’est une action brève, déclenchée par surprise contre les casernes visant soit à les dé-
           truire, soit à s’emparer des armes et de matériels.
               Exemple :
              L’opération à Bargou (Novembre 1954) ayant conduit à l’enlèvement de cinq militaires
           français. Cette action fut à l’origine du déclenchement de la bataille de Bargou.

           •   L’infiltration
              la résistance a appliqué ce procédé dans plusieurs opérations.
   61   62   63   64   65   66   67   68   69   70   71