Page 68 - Conflitti Militari e Popolazioni Civili - Tomo II
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570 XXXIV Congresso della CommIssIone InternazIonale dI storIa mIlItare • CIHm
commandement, organisation et Logistique
1 commandement poLitique
Malgré l’arrestation des dirigeants politiques et des responsables de groupes armés, du
second et troisième degré, la résistance continua à accomplir sa mission. Dès le début, le parti
a fixé une tactique qui consiste à créer à chaque structure politique connue, une structure as-
similée secrète qui assure la continuité dès l’arrestation de la structure principale. De même
chaque région avait à sa tête un dirigeant régional.
2 organisation des groupes de résistants
L’effectif des résistants augmenta de plus en plus lorsque les maquisards furent rejoints
par bon nombre de patriotes ayant suivi, sous les drapeaux français, une formation militaire.
Le nombre de résistants passa de 3.000 en 1952 à 6.000 en 1954. Les groupes de résistance
avaient la même structuration interne.
on retrouvait ainsi, dans un ordre hiérarchique décroissant :
• Le chef du groupe,
• Le chef de guerre
• L’adjoint du chef,
• Le secrétaire,
• les résistants,
3 La Logistique
la population mobilisée a joué un rôle logistique important pour ces groupes armés. le
bureau politique du Néo-Destour et d’autres organisations et des volontaires civils ont pris
en charge le financement de cette résistance en organisant la collecte de fonds. Ces résistants
furent soutenus par la population locale qui leur fournissait nourriture, habillement, parfois
armement, munitions et explosifs en plus du renseignement sur la situation de l’ennemi.
• L’armement
il s’agissait d’armes légères provenant essentiellement de la campagne de tunisie qui eut
lieu entre novembre 1942 et mai 1943 ou prises sur l’ennemi. La presse en date du 12 décem-
bre 1954 avança aussi, sous le titre «Bilan définitif de l’opération de confiance», le chiffre de
2.105 armes rendues par 2.713 résistants.
L’armement fut surtout loin de couvrir les besoins : 1 résistant sur 4 dans la région de
Thala-Kasserine ne possédait aucune arme, et 1 résistant sur 2 dans la région de Bizerte.
Les résistants utilisèrent également des explosifs de carrière, des grenades artisanales ou
récupérées de la deuxième guerre mondiale (campagne de Tunisie).
• L’instruction
La préparation à cette lutte armée avait commencé depuis longtemps surtout à partir de la
première guerre mondiale par l’organisation de groupes secrets. la plupart des instructeurs
ayant reçu leur instruction surtout au Moyen Orient. Certains avaient suivi une instruction
sur la fabrication d’explosifs et le maniement des armes par des officiers allemands lors de
l’occupation de la Tunisie par les forces de l’Axe entre novembre 1942 et mai 1943, ou bien

