Page 117 - 1992 - XVIII Congresso Internazionale di Storia Militare
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Alors que les forces armées ne dépassenc guère 50000 hommes dans la plu·
pan des Eracs du XVf" siècle, les Habsbourg d'Espagne franchjssenc le seuil de
100000 hommes pour la cocaHré d.e leurs Etacs. La France n'atteindra ce chif&e
qu'en 1635. A la fin du siècle, elle parvienc au demj · millioo d'bomroes en comp-
rane armée de mer et milices diverses et les aucres grandes armées ne descendenc
pas au dessous de 100000 hommes. Il existe clone des réserves évencuelles pour
les armées nationales qui se conscirueor.
La cechoologie et le potemiel
Si l'incroduction de l'arme à feu esl bien J'év·énement majeur, la révolutioo
qu'elle provoqua ne fuc n i rotaie ni rapide. Il fallut deux siècles pour mairriser cettc
innovacioo en Europe. Hors d'Europe, ce fuc eocore plus long.
On a souvem éré trompé parla rapidité relative des transformadons qu'elle
incrodui.sit daos la poliorcétique. Il n'en fut pas de roeme pour l'emploi des armes
porcacives. Sur les champs de bawlle, le choc garda par rapport au feu une piace
prépondérame pendaot presque rout le xvn• siècle.
La première moité du XVJC siècle avait vu J'cxpression d.'une imngination
excrordinaire en matìl~re d'armement don t Léonard de Vinci esc le symbolc:. Char·
gemem par la culasse, faisceaux de cubcs, grenadcs, (usées, voire sous-marins c:r
machincs volanrcs, cour esr imaginé, sans aboucir à des réalisadons, au moins dura·
bles. Non sculcmem l'homme n'a pas éré capnble de créer, ni meme d'imaginer,
!es sources d'éncrgie de la madtine à vapeur à la fìssioo dc J'acome, mais, malgré
quelques progrès, il n'a pas su fabriquer des métnux sutfisamenc résisrams pour
supporter sous de faiblcs volumes, de fom~s charges de poudre. D'ailleurs, il ne
sai t pas eneo re fabriquer d es charges de poudre efficaces. O n ne constru.it que d' énor·
mcs canoos que l'on bourre de poudre, rrop lourds er crop peu maniables, mais
les armes légères resteronr longremps d'un maniemenr difficile et lene.
L'essor de l'are miliraire s'accomplir dans rrois domaines:
a) La g11trrt de si'tge. C'est là que la révolurion militai re de I'Europe occidentale est
le plus speccaculaire. Dans certe guerre srarique, le manque de mobiHté de l'arti!·
lerie esr un moindre handicap. Aussi !es forteresses féodaJes qui ne lui résisrenc
pas, n'ont désormais de valcur que pour la pecite guerre, en parr:iculier dans
!es dernières guerres civiles que sont le> guerre> de rcligion. La parade a éré
la forcifìcarioo basclonnée invencée par lcs ltaliens, réalisée par !es Espagnols
par exemple au chi ceau de Salces, mises au poim pnr les in~énieurs imliens avanr
d'erre perfeccioonées par Vauban ec Coehorn.
Tandis que !es monarques espagnols, anglais ou français s'emploienc à dé.man·
celer les forceresses féodales ou urbaincs, de•·t'incérieuc dc leurs royaumes, lls
porrenr leurs effoccs sur la conscç.ucrion de forteresses puissanres à leurs frontiè·
res. Commeocé au XVI• siècle, le phénomène s'amplifìe dans la seconde moi·
cié du xvn• s.iècle, ménageanr des espaces de paix inrécieurs.

