Page 118 - 1992 - XVIII Congresso Internazionale di Storia Militare
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            La  "ceinture de fec"  donr Louis XlV, avec l'aide de Louvois  ec  Vauban,  doce
            la  France,  en  est le  mdlleur exemple.
            Ce  phéoomène csr particulièrement nec  en  Europe occidenrale.  La  concemra-
            rion des forrifìcarions esr consìdérable dans les zones les plus dispurées des Pays-
            Bas,  Ics  provinccs du  nord de la  France cc  de l'Icalie du  nord.  Hollandais  ec
            Espagnols construìsenr d'énormes forceresses  inspirées des ingénieurs icaliens,
            mais adapcécs localemem aux rerrains amphibies par des ingénieurs hollandais.
            En 1629, Jes ouvrages de Bois-le-Duc opr un développemenr dc 40 km. Les Pays·
            Bas csvagnols ne compcent pas moi.ns de 208 garnisons face à la frontière fran-
            çaise, abritanr la  moitié des effecrifs  sracionoés dans  cee  Ecac.
            La guerre de siège conditionne non seulemenr armemenc et C<~ctique. mais aussi
            strarégie. Chaque siège néccssirc l'acciOo  dc deux armées: celle qui effecruc le
            siège er une armée de couverrure chargée d'écarrer des armées de secours adver·
            ses. Les  manceuvres en  rase campagne sonr le plu.~ souvenr décerminées par les
            sièges.  Marlborough a  livré quacre grandes barailles er effecrué  une uentainc
            de sièges. La guerre prend l'aspect d'une guerre d'u~ure. Par conrre, dans I'Europe
            centrale er orienrale, la  clensic~ dcs systèmes  ford6és est bicn moindre.  Seulcs
            Ics capicales. Ics grands ports, Ics confluco.ts dc rivières ec Jes villes·ponrs impor-
            mnces sont dorés dc forceresscs bastionnées. Les sièges sont beaucoup plus cares
            ec  Ics opérncions  milicaires  y prcnnent  plus d'a mpleur.
          b)  u.r mmp(1pu.r tt '" K"~""' de  fiiOIII!tllldlll.  Dès  le  XVI•  siècle,  Ics  "chevnuchées"
            à. cravcrs touc un royaume devicnnem cxcepcionnellcs sauf dans le cas dc gucr·
            res  civiles  commc I"'Anabasc" de  Coligny qui,  bacru 11 Monrconcour dans  le
            Poitou en 1569, va se refaire en langucdoc pour aller s'émblir à La Charìcé-sur
            l oirc au sud·esc d'OrJéans, ou celle du  précendanc Scuarc en  1745  qui,  pani
            d'Ecossc pa.rvient assez pcès dc Loodres. Par comre, la défaite française dc Sainc-
            Quencin en 1557, la  prise d'Amiens en  1597 ou de Corbie en  1636 ouvraicnt
            la  roure de Paris aux Espagnols qui  ne purcnt ccpendant allcr  plus  loin. Les
            vicroires de Farnèse ou dc Spinola aux Pays-Bas  o'abourirenr qu'à un grigno-
            mge  du  rerrain.  On ne peur parcourir le  «monde plein» sans se  hcurtcr à  la
            résiscancc dcs  populations quaod ce  n'est pas àux sysrèmes  fortifiés.
            n n'eo est pas de mème en Europe centrale. Les grandes plaines moins peuplées
            facili.tem et néccssitem cles opéracions sur dc grnndcs discances. la marche sur
            Vienne  rcsre  le  revc des Suédois,  de Turenne ou  dcs  Tures.  En  1631-1632.
            Gustave~Adolphe cr son armée auronr parcouru pas moins de 1600 km. Cepen-
            dant, soyons sans illusions. Il  n'est pas de cbamp de manoouvres idéal pour !es
            armées du XVII• sièclc.  Encombrées de non.combatrants, .goujars, vivandiers,
            fcmmes cc enfams qui en doublcnc presque Je nombre, n.c disposam pas de charrois
            auconomes, n  i de roures commodes, ellcs se déplacent assez lcncemcm ec vivent
            sur le pays. Elles doivenr occuper Ics régioos qui Ics raviraillem. Or, le conrrole
            d'une province immobìlise la  plus gn nde parrie de l'armée. Au momenr de Lut-
            zen,leslmpériaux disposem de plus de 100000 hommes. 43000 sont éparpillés
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